Mortalité maternelle au Sud-Kivu : ‘’Il faut que certains hommes pratiquent la vasectomie pour combattre les avortements accrus et illicites dans les ménages.’’ Thérèse MAPENZI MEMA

Mortalité maternelle au Sud-Kivu : ‘’Il faut que certains hommes  pratiquent la vasectomie  pour combattre les avortements accrus et illicites dans les ménages.’’ Thérèse MAPENZI MEMA

Longtemps considéré comme tabou dans la tradition africaine et surtout au  Kivu à l’Est de la république démocratique du Congo ; l’assistance  des maris lors d’accouchement de leur femmes est pour la première sollicitée  par certaines femmes de la ville de Bukavu pour que les hommes comprennent  les douleurs que traversent les femmes  ainsi que comprendre comment les femmes saignent lorsqu’elles mettent au monde.

’J’ai vu dans certains pays ,  on appelle les maris pour assister les médecins  comment sa femme sortira le nouveau-né. Dans la salle de maternité autour de médecins mais ici les maris ne veulent pas attendre ces appels. Cela est aussi objet des plusieurs décès maternelles et infantiles dans notre régions. La participation de l’homme lors d’accouchement de la femme servira à la réduction du taux de mortalité chez la femme et surtout la réduction de taux d’avortement dans les ménages où certaines femmes enregistrent des grossesses involontaires.’’ a motivé cette acteur de la société civile approchant la première dame provinciale Choralie KASI .

Ces idées ont été  expliquées  devant les médecins et autres invités  par  madame Thérèse  MAPENZI MEMA responsable du centre OLAME( une organisation de l’église catholique) lors d’un panel organisé par la clinique universitaire de Bukavu ce lundi 15 Aout 2022 dans la ville de Bukavu,  justifiant les raisons de décès maternels et infantiles élevés  dans la ville  et même la province.

‘’Les gens disent que si la femme saigne en plein accouchement, est que  son  mari serait  dans une aventure  quelque  part  et pourtant les médecins nous disent que c’est faux.  Et justifient cela par abandon de la femme au lit d’accouchement par les médecins qui  responsabilisent  les stagiaires ou bien les non spécialistes à  la matière. Mais je suis pour ces hommes qui peuvent résister de participer lors d’accouchement de leur femmes parce que certains ne peuvent pas.’’ souligne madame Thérèse MAPENZI MEMA.

THERESE MAPENZI MEMA  encourage des hommes qui ont plus des enfants à pratiquer la vasectomie  au lieu de rater des méthodes de planification familiale.

 ‘’Actuellement il y a des avortements suite aux manques des discussions  entre couples sur la planification familiale raison pour moi de solliciter (la vasectomie   chez  les hommes) ce méthode est moins parlé par les médecins ici chez nous ce qui pourra réduire les cas d’avortements dans la ville et dans la province et cas de mortalité de la femme et l’enfant. » continue madame Mapenzi MEMA .

La vasectomie est une procédure chirurgicale qui consiste à bloquer les canaux déférents (canaux qui transportent les spermatozoïdes) de l’appareil reproducteur masculin afin d’empêcher les spermatozoïdes de passer des testicules à l’urètre. Après l’éjaculation, les spermatozoïdes seront stockés dans l’épididyme au lieu de sortir, et seront finalement réabsorbés par le corps lui-même rapporte les dictionnaires.

Vasectomie du scalpel est uune incision dans le scrotum (poche des testicules), le chirurgien accède au canal déférent, le lie et le coupe, bloquant ainsi le passage des spermatozoïdes.

Vasectomie sans scalpel est de faire un petit trou avec une pince spéciale pour atteindre les deux canaux déférents. Tout d’abord, le chirurgien recherchera le canal déférent par palpation du scrotum et le maintiendra en place à l’aide de pinces annulaires. Ensuite, à l’aide de pinces plus pointues, une minuscule ponction est pratiquée pour permettre l’accès au canal déférent afin de le lier  ou de le cautériser. lit-on sur le site internet www.invitra.fr

Au Sud-Kivu : 90 % de décès  maternels en moyennes  sont enregistrés  dans les zones rurales  et 40% dans la ville de Bukavu. Les décès sont entre 25 -27 ans avec le taux de  64% et  les moins de 20 ans avec 12% selon les derniers statistiques de l’année 2021.

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Janvier Barhahiga

Fondateur de BKINFOS.NET, Janvier est journaliste depuis plusieurs années. Informer est pour lui un moyen de participer au développement de son pays.