Sud-Kivu : SAMY JEAN TAKIMBULA veut la cohésion sociale entre les communautés
La direction du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, restée dans les zones occupées par l’AFC/M23, déplore le comportement de certains acteurs sociaux et journalistes ayant quitté la ville de Bukavu et qui diffusent régulièrement, sur les réseaux sociaux, des messages de haine prétendument au nom de la population. Selon cette structure, ces messages, parfois relayés avec la complicité d’acteurs restés sur place, contribuent à semer la division et à installer un climat de tension entre la population et les autorités en place.
Dans une déclaration rendue publique le jeudi 8 janvier 2025, la Direction de la société civile appelle l’ensemble de ses quatorze composantes à faire preuve de responsabilité et de maturité. Elle estime que le contexte actuel n’est ni propice à la stigmatisation ni à l’exacerbation des divergences, mais plutôt à l’unité d’action pour faire face aux défis communs auxquels la province du Sud-Kivu est confrontée.
« La paix durable ne se décrète pas, elle se construit dans la vérité, la solidarité, l’éthique et l’écoute mutuelle. Les discours de haine, le tribalisme et les stéréotypes fragilisent notre cohésion sociale et exposent davantage les communautés », a déclaré Samy Jean Takimbula, président de la direction du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu.
La structure se dit également préoccupée par l’impact de ces messages polarisants sur la sécurité des acteurs civiques.
Samy Jean Takimbula déplore par ailleurs les motivations personnelles qui sous-tendent certaines prises de position. « Il est inquiétant de voir certains acteurs passer leur temps à vilipender leurs collègues restés aux côtés du peuple, parfois pour des intérêts personnels, au mépris des risques que cela fait peser sur eux », a-t-il ajouté.
Le Bureau de coordination réaffirme son attachement aux valeurs de paix, de justice et de coexistence harmonieuse. Il condamne fermement la propagation de faux bruits, de messages de haine et de désinformation sur les réseaux sociaux, quelle qu’en soit l’origine, et appelle à faire primer l’intérêt général pour un avenir pacifique, prospère et uni au Sud-Kivu.
