{"id":28924,"date":"2025-05-30T08:52:16","date_gmt":"2025-05-30T08:52:16","guid":{"rendered":"https:\/\/bkinfos.net\/news\/?p=28924"},"modified":"2025-05-30T12:59:23","modified_gmt":"2025-05-30T12:59:23","slug":"kabare-entre-etals-pleins-et-portefeuilles-vides-la-precarite-gagne-du-terrain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bkinfos.net\/news\/kabare-entre-etals-pleins-et-portefeuilles-vides-la-precarite-gagne-du-terrain\/","title":{"rendered":"Kabare : entre \u00e9tals pleins et portefeuilles vides, la pr\u00e9carit\u00e9 gagne du terrain"},"content":{"rendered":"<p>Dans le march\u00e9 de Murhesa en territoire de Kabare, la vie semble s\u2019\u00eatre ralentie. Entre espoir, incertitude et d\u00e9brouillardise, commer\u00e7ants et familles s\u2019adaptent \u00e0 une crise \u00e9conomique qui s\u2019\u00e9ternise.<\/p>\n<p>Les \u00e9tals sont pleins, les couleurs \u00e9clatantes des fruits et produits locaux tentent d\u2019attirer les regards. Pourtant, les all\u00e9es du march\u00e9 restent \u00e9trangement calmes. Les voix qui s\u2019\u00e9l\u00e8vent sont celles des vendeuses et vendeurs, appelant des clients de plus en plus rares.<\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 autrefois r\u00e9gnaient des bousculades joyeuses et le brouhaha des n\u00e9gociations, on entend surtout les voix clairsem\u00e9es des vendeurs tentant, avec insistance, d\u2019attirer un chaland qui ne vient plus.<\/p>\n<p>\u00ab Les gens n\u2019ont plus d\u2019argent. Je viens vendre, mais je rentre souvent sans rien, on s\u2019adapte comme on peut \u00bb, explique Adela M\u2019Gurafwambi.<br \/>\nUn pouvoir d\u2019achat en chute libre<br \/>\nDepuis plusieurs mois, la crise \u00e9conomique s\u2019est accentu\u00e9e dans cette partie du territoire de Kabare en Province du Sud-Kivu. La flamb\u00e9e des prix des produits de base, combin\u00e9e \u00e0 l\u2019absence d\u2019un revenu stable pour la majorit\u00e9 des m\u00e9nages, rend la vie de plus en plus difficile.<\/p>\n<p>\u00ab Je vends des produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9, mais m\u00eame \u00e7a, c\u2019est devenu difficile \u00e0 \u00e9couler \u00bb, confie Charlotte Nabintu. <\/p>\n<p>D\u00e9sir\u00e9 Mulume, 27 ans, qui a repris le petit commerce familial depuis que son p\u00e8re est tomb\u00e9 malade, aujourd\u2019hui, il prie juste pour que ses fr\u00e8res puissent continuer \u00e0 aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole. <\/p>\n<p>Le march\u00e9 de Murhesa qui vit au rythme de l\u2019\u00e9conomie informelle, o\u00f9 chaque jour est une bataille, les frustrations, les peurs, et les strat\u00e9gies de survie ne font que s\u2019accentuer avec la crise s\u00e9curitaire et humanitaire qui secoue la r\u00e9gion. <\/p>\n<p>Dans les zones p\u00e9riph\u00e9riques de Murhesa, la situation est parfois encore plus critique. Certains m\u00e9nages ne viennent plus au march\u00e9 que pour regarder. \u00ab On fait le tour, on esp\u00e8re tomber sur un reste, un don, une connaissance\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019attente d\u2019un renouveau<br \/>\nFace \u00e0 cette pr\u00e9carit\u00e9 persistante, les commer\u00e7ants comme les habitants de Murhesa n\u2019ont qu\u2019un mot en bouche, l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0espoir\u00a0\u00bb. Ils demandent le changement de temps, que l\u2019\u00c9tat intervienne et que l\u2019\u00e9conomie red\u00e9marre. Mais pour l\u2019instant, ce sont surtout les initiatives communautaires, les petits r\u00e9seaux de solidarit\u00e9, et la r\u00e9silience individuelle qui maintiennent ce march\u00e9 en vie.<\/p>\n<p>Cet article a \u00e9t\u00e9 produit dans le cadre du projet \u00ab\u00a0Habari za Mahali\u00a0\u00bb, un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de\u00a0La Benevolencija.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le march\u00e9 de Murhesa en territoire de Kabare, la vie semble s\u2019\u00eatre ralentie. 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