23 ANS APRES LA MORT DE MOBUTU : « Mobutu ne tombait pas malade ; il était très jaloux et battait sa femme pendant ses crise de jalousie.» Ayo Kayitani , la nourrice de ses enfants du roi du Zaïre.

23 ANS APRES  LA MORT DE MOBUTU : « Mobutu ne tombait pas malade ; il était très jaloux et battait sa femme pendant ses crise de jalousie.» Ayo Kayitani , la nourrice de ses enfants du roi du Zaïre.
photo lacroix

Vingt-trois ans déjà depuis la mort du maréchal  ce 8 septembre 2020 depuis que l’homme à la toque du léopard  MOBUTU  SESE SEKO est mort au maroc suite à un cancer de prostate. Après son règne d’une trentaine d’année,  le roi du Zaïre est reconnu par la nourrisse de ses enfants  et fille  de soins de ses maisons comme un homme bizard qui n’est  jamais tombé malade avant son cancer de prostate.

Le maréchal Mobutu Sese Seko, considéré aujourd’hui comme le président unitariste  depuis l’histoire de la rdc l’homme politique congolais est décrit plutôt par la nourricière de ses enfants comme un autre homme à chaque fois qu’il retournait à la maison.

Ayo Kayitani a été la nourrice des enfants Mobutu issus du premier lit du maréchal. Elle a habité la résidence présidentielle.  Cette dame d’une soixantaine d’année a accordé l’interview à Dw le 07 Septembre 2017

 « Lorsque je suis arrivée au Palais présidentiel, le couple avait déjà six enfants…Niwa, Malu, Manda, Konga, Diako, Djamba… les autres (aînés) vivaient déjà en Europe, j’ai élevé 3 enfants, sa fille Françoise Diako, Djamba et le cadet Kongulu alias Saddam qui est né sous mes yeux… »

Famille mobutu

Ayo Kaitani a aujourd’hui 65 ans ! A 15 ans, elle a été embauchée et est allée vivre dans le Palais présidentiel du Mont Ngaliema. Le président dictateur l’avait repérée un jour lors d’une visite dans sa belle-famille alors que Ayo, encore adolescente, habitait dans la même avenue que sa première épouse « Maman  » Marie-Antoinette Mobutu.

 » Un jour (en 1966) il (Mobutu) me trouva en train de balayer la cour de sa belle-mère qui était la marraine de mon baptême. Il m’a regardée et puis a demandé à sa belle-mère d’où je venais ? Il a dit : lorsque mon épouse viendra ici, elle repartira avec elle…Tout a commencé par-là » déclare la nourrice.

En privé aussi, l’homme qui avait régné sans partage sur le Congo, après s’être emparé du pouvoir lors d’un coup d’Etat militaire, le 24 novembre 1965, était colérique. Et un mari jaloux.

« Il battait sa femme pendant ses crises de jalousie… un soir, on était tous au salon… il est parti au lit le premier, son épouse et moi sommes restées pour regarder un film. Après nous nous sommes séparées, nos chambres étaient en face l’une de l’autre) après quelques temps son épouse commençait à crier dans la chambre, j’ai entendu beaucoup de bruits. Je me suis inquiétée. Le lendemain après son départ au travail, je suis vite allée dans sa chambre et j’ai trouvé son épouse le visage tuméfié. Je me suis mise à pleurer … Je suis allée chercher quelques feuilles d’herbes vertes et de l’huile de palme et je l’ai massée » se souvient Ayo.

Que faisait souvent Mobutu, une fois à la maison après le travail ?

« Lorsqu’il revenait du travail…il entrait au salon, il enlevait sa toque qu’il plaçait sur un tabouret juste derrière la porte…..Au salon il aimait beaucoup regarder la télé, et lire les journaux. On plaçait toujours des journaux à ses côtés. Il regardait ses propres activités de la journée au journal télévisé  » confie la nourrice.

Côté cuisine, Mobutu aimait le gibier, le mouton, le pondu (la feuille de manioc), mais n’appréciait pas le poulet surgelé importé. Et Ayo ajoute : « Il ne mangeait pas beaucoup pour éviter de grossir « 

Mobutu goute le poisson du fleuve Zaïre a kinkole

En tout cas, l’ancienne nourrice affirme qu’elle n’a jamais vu le maréchal tomber malade, « même pas une petite fièvre ».

« Un jour j’avais trouvé quelque chose de bizarre sous forme d’un miroir sous son oreiller, j’ai appelé son épouse qui l’a déplacé mais sans me dire de quoi il s’agissait…Mobutu et son épouse n’allaient pas à l’église, Même les dimanches, on restait toujours à la maison et ils ne priaient même pas au palais »

Vingt ans après la dépouille du maréchal repose pour sa part toujours à Rabat, dans le carré chrétien du cimetière de la capitale marocaine.

Avec https://www.dw.com/fr/mobutu-la-nourrice-de-ses-enfants-se-confie.

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Janvier Barhahiga

Fondateur de BKINFOS.NET, Janvier est journaliste depuis plusieurs années. Informer est pour lui un moyen de participer au développement de son pays.