Bukavu : Dernier hommage à Dieudonné MALEKERA dit MALIK, vétéran de la presse congolaise
Lecture de la note d’au revoir à MALIK devant son cercueil placé à la ligne médiane de basket-ball de ISP Bukavu jeudi 17 Avril 2025 ©photo Janvier BARHAHIGA
Après 42 ans de service dévoué dans la presse audiovisuelle et en ligne, Dieudonné MALEKERA, connu sous le pseudonyme de MALIK, a été inhumé ce jeudi 17 avril 2025 au cimetière de la Ruzizi, dans la ville de Bukavu.
Secrétaire de rédaction du journal Le Souverain Libre et membre de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), il s’est éteint à Kampala, en Ouganda, le 12 avril 2025.
Journaliste rigoureux et formateur engagé, Malik a laissé une empreinte indélébile dans les médias du Sud-Kivu, notamment à Radio Maendeleo et à Radio Sofia Grand Lac. Sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux journalistiques, au sein de la société civile, parmi ses amis, partenaires et même au sein de l’Entente urbaine de basket-ball de Bukavu, une discipline qu’il affectionnait particulièrement.
« Feu MALIK a su mettre de la rigueur dans sa plume, ce qui a renforcé l’image de la presse congolaise. Nous resterons reconnaissants envers quelqu’un qui a mis sa plume au service de sa province », a déclaré Darius Kitoka, au nom des journalistes de Bukavu.
Le directeur de Radio Maendeleo, Thaïs Bagula, a rappelé combien « le doyen », comme on l’appelait affectueusement, tenait à corriger les fautes entendues à l’antenne et prodiguait inlassablement des conseils aux jeunes journalistes.
« Ensemble, nous rêvions de créer une organisation destinée à former les professionnels des médias », a-t-il confié.
Pour Claudine Lunvi, directrice du journal Le Souverain Libre, Malik était un homme d’innovation et de passion.
« Il nous répétait souvent qu’il vivait un « bonus », car il pensait partir à 70 ans. Avant sa mort, il m’a appelée pour me demander de régler ses dettes envers ceux à qui il devait de l’argent. Il savait… », a-t-elle déclaré, émue.
Parmi les projets inachevés de Malik figurait un ouvrage en plusieurs tomes retraçant l’histoire du basketball à Bukavu depuis 1960, un rêve qu’il n’aura malheureusement pas eu le temps de concrétiser.
« Il voulait immortaliser l’évolution du basketball dans sa ville natale. C’était un passionné et un conseiller précieux », a témoigné Paul Ramazani, ancien président de l’Entente urbaine de basket-ball.
Dieudonné MALEKERA laisse derrière lui cinq enfants, une mémoire vive, un héritage journalistique et un exemple d’humilité et d’engagement pour les générations futures.
