Burundi submergé par un afflux massif de réfugiés congolais : plus de 20 000 enregistrés, le double attendu
Le Burundi fait face à l’un des plus importants mouvements de population en provenance de la RDC depuis plusieurs années. Depuis samedi, des milliers de personnes fuient les violences qui s’intensifient dans l’est du pays, provoquant un afflux continu à la frontière de Gatumba.
Selon l’Office national pour la protection des réfugiés et des apatrides (ONPRA), 20 001 personnes ont été officiellement enregistrées, mais ce chiffre serait largement en dessous de la réalité.
« Le nombre réel est bien plus élevé. Plusieurs zones ne sont pas encore couvertes par nos équipes », prévient Richard Uwimana, coordinateur de l’ONPRA.
Gatumba en première ligne
Un centre d’accueil d’urgence a été installé dans un camp de police à Gatumba, à quelques kilomètres seulement du poste frontalier reliant Uvira dernière grande ville congolaise tombée aux mains du M23 dans la nuit du 9 décembre.
Parmi les nouveaux arrivants figurent des familles entières, des personnes âgées, des enfants, mais également des membres des FARDC et des milices Wazalendo venus se mêler à la foule de civils en fuite.
Conditions humanitaires très précaires
Les autorités burundaises et les organisations humanitaires décrivent une situation alarmant sont la pénurie d’aliments, manque de soins médicauxa, bris improvisés et surpeuplement risques sanitaires élevés
Dans plusieurs sites, les hommes dorment à même le sol ou à l’air libre, faute d’infrastructures suffisantes.
Malgré tout, une profonde reconnaissance envers le Burundi
De nombreux réfugiés affirment se sentir plus en sécurité sur le sol burundais après plusieurs jours ou semaines de fuite. Les autorités locales, appuyées par la police, tentent de gérer l’urgence avec des moyens limités.
Appel urgent à la solidarité internationale
Les ONG présentes sur place demandent une mobilisation rapide des bailleurs afin d’éviter une détérioration rapide de la situation. La pression continue à la frontière laisse craindre une augmentation encore plus importante du nombre d’arrivants dans les prochains jours.
