Clôture de la foire culturelle du Bushi 2024: « J’aimerais un jour voir une femme à la table de la dot » dit Furaha TOTO
Par Joëlle KUJIRABWINJA
La dot, une pratique traditionnelle profondément enracinée dans la culture du Bushi, demeure une affaire exclusivement masculine, une situation que déplore FURAHA TOTO, bourgmestre de la commune d’Ibanda.
Lors de son passage à la foire culturelle du Bushi, tenue les 7 et 8 décembre 2024 sur le terrain de football de Kavumu, elle a exprimé son souhait de voir un jour les femmes mushi jouer un rôle actif dans les décisions liées à la dot.
Enjouée et transportée par les rythmes des danses traditionnelles, FURAHA TOTO a célébré avec enthousiasme la renaissance de cet événement culturel, qui met en valeur les richesses et les traditions ancestrales du Bushi. Interrogée par la presse, elle n’a pas manqué de saluer l’initiative tout en pointant du doigt un aspect qu’elle considère comme une injustice.
« Pourquoi la dot, qui concerne directement la femme, reste-t-elle exclusivement entre les mains des hommes ? » s’interroge la bourgmestre. Elle appelle à une réforme des mentalités pour permettre aux femmes mushi de siéger à la table des négociations, estimant que leur exclusion dans ce processus va à l’encontre de leur rôle central dans la société.
La foire culturelle, qui a rassemblé des centaines de participants, a offert un espace de découverte et de partage autour des traditions du Bushi. Des expositions artisanales, des danses, et des échanges intergénérationnels ont rythmé les deux journées, témoignant de la vitalité d’un patrimoine en quête de reconnaissance.
En clôturant cet événement, FURAHA TOTO a lancé un appel vibrant pour que ces célébrations culturelles servent aussi de tremplin pour des discussions progressistes sur des questions sociétales majeures comme l’égalité de genre. « J’aimerais un jour voir une femme à la table de la dot, car c’est une question qui nous concerne toutes et tous, » a-t-elle conclu sous les applaudissements du public.
La foire culturelle du Bushi ne se résume pas seulement à la préservation des traditions, mais ouvre aussi des perspectives vers un avenir plus inclusif.
