COP30 à Belém au Brésil : Félix Tshisekedi mise sur le « Couloir Vert Kivu-Kinshasa » pour verdir la RDC
À la 30e Conférence des Parties sur le climat (COP30), le président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présenté une initiative ambitieuse censée repositionner la République démocratique du Congo comme poumon stratégique du climat mondial.
« J’ai lancé une initiative structurante et ambitieuse dénommée le Couloir Vert Kivu-Kinshasa. Avec ce projet, la République démocratique du Congo est l’un des rares pays à avoir consacré plus de 30 % de son territoire à la conservation », a déclaré le chef de l’État congolais devant les délégués réunis à Belém.
Le Couloir Vert Kivu-Kinshasa s’inscrit dans la volonté du gouvernement congolais de connecter les écosystèmes forestiers de l’Est au bassin du fleuve Congo, tout en favorisant la restauration des paysages dégradés et la protection des communautés riveraines.
Au-delà de la symbolique, le président Tshisekedi a insisté sur la dimension économique et réglementaire du projet :
« Nous avons engagé des réformes majeures pour assurer la transparence et la crédibilité du marché du carbone, notamment avec la création d’une autorité nationale de régulation », a-t-il souligné.
Cette annonce intervient dans un contexte où la RDC tente de capitaliser sur son potentiel forestier, estimé à plus de 155 millions d’hectares, tout en réclamant une compensation équitable aux efforts de conservation consentis par ses populations.
Avec le Couloir Vert Kivu-Kinshasa, Kinshasa cherche à faire de la RDC un acteur pivot de la gouvernance climatique mondiale, en conciliant développement durable, justice environnementale et souveraineté écologique.
