COP30 à Belém : le Kenya plaide pour des villes africaines résilientes au climat
Le Kenya a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien au développement de villes résilientes face au changement climatique, soulignant l’urgence d’agir en faveur des populations urbaines les plus vulnérables.
Prenant la parole lors du Groupe de haut niveau sur les périphéries et la justice climatique à la COP30, le secrétaire principal de l’Environnement et du Changement climatique, Dr. Festus Ng’eno , a mis en avant le rôle pionnier du Kenya dans la mise en œuvre de programmes urbains durables, tels que le programme national de logement abordable et l’initiative Building Climate Resilience with the Urban Poor (BCRUP).
« L’initiative BCRUP met les populations avant les projets. Elle donne aux communautés locales les moyens de devenir les architectes de leur propre résilience, tout en garantissant que le financement climatique atteigne réellement ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré le Dr Ng’eno.
Le haut responsable kényan a rappelé que le programme de logements “Boma Yangu”, défendu par le président William Ruto, vise à livrer 200 000 logements abordables afin de réduire la vulnérabilité urbaine tout en stimulant l’économie verte nationale.
Une vision africaine de la résilience urbaine
L’initiative BCRUP, codirigée par le Kenya et le Brésil, a vu le jour lors du Sommet de l’action climatique de l’ONU en 2019, avant d’être renforcée au Sommet africain sur le climat de Nairobi (2023) et à la COP28 de Dubaï (2023).
Elle repose sur un plan décennal soutenu par 20 nations africaines, axé sur la planification urbaine inclusive, la durabilité financière et la coopération internationale à long terme.
« Que cette COP30 soit celle du passage de l’ambition à l’action, des idées à la mise en œuvre, de l’engagement à la transformation », a conclu Dr Ng’eno, appelant les partenaires internationaux à reconnaître BCRUP comme un modèle mondial d’urbanisation respectueuse du climat.
De la périphérie à la scène mondiale
Pour le Kenya, cette prise de parole incarne une ambition plus large : repositionner les villes africaines au cœur des politiques climatiques mondiales.
Alors que le continent connaît la croissance urbaine la plus rapide du monde, le pays prône une urbanisation inclusive, basée sur la justice climatique et la participation communautaire.
L’appel de Belém résonne comme un avertissement : la résilience ne doit pas être un privilège, mais un droit fondamental pour chaque citoyen, du bidonville de Kibera aux quartiers défavorisés de Recife.
