COP30 au Belém : ANTONIOS GUTERRES et le president LULAappellent à un pacte pour la vie des forêts, des océans et de l’humanité
La première session thématique du Sommet de Belém sur le climat, ouverte ce jeudi 6 novembre, a placé la barre haut : « Climat et nature – forêts et océans ». Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a donné le ton en affirmant que la COP30 serait « la COP de la vérité », appelant à un pacte pour la vie des forêts, des océans et de l’humanité.
« Il est temps de transformer les ambitions en actions et de retrouver l’équilibre entre croissance et durabilité », a-t-il déclaré. Aux côtés de Lula, le Secrétaire général de l’ONU António Guterres a souligné que protéger les forêts et les océans n’est pas un acte de charité, mais une responsabilité juridique, morale et économique.
Des avancées pour les forêts
Lula a annoncé que la déforestation en Amazonie avait chuté de plus de 50 %, atteignant son plus bas niveau en 11 ans. Il a promis la restauration de 40 millions d’hectares de pâturages dégradés d’ici dix ans. « La forêt n’est pas qu’un ensemble d’arbres : elle abrite 50 millions de personnes, des grandes métropoles aux communautés autochtones », a-t-il rappelé.
M. Guterres a salué le lancement du Fonds pour la préservation des forêts tropicales, qui vise à soutenir les régions boréales, tempérées et tropicales. Il a réitéré l’urgence d’arrêter toute déforestation d’ici 2030 pour maintenir le réchauffement sous 1,5 °C.
Les océans, maillon vital du climat
Le président brésilien a mis en garde contre l’élévation de la température des océans, susceptible de perturber les précipitations en Amazonie et d’accélérer sa savanisation, aux conséquences mondiales. Lula a également annoncé la ratification prochaine par le Brésil du Traité sur la haute mer, garantissant une gestion durable de la biodiversité marine.
Jacinda Ardern, envoyée spéciale pour l’Océanie, a plaidé pour une approche intégrée : « Il est temps d’inclure les océans, qui couvrent 71 % de la planète, dans l’agenda climatique mondial. »
Un appel mondial contre les incendies
Enfin, Lula a présenté une Déclaration d’appel à l’action sur la gestion intégrée des incendies et la résilience face aux feux de forêt, signée par 50 pays et trois organisations internationales. « Aucun pays ne peut affronter seul la crise climatique. Les incendies ne connaissent pas de frontières », a conclu le président brésilien.
