COP30 : la RDC réaffirme son ambition climatique et ouvre la porte aux partenariats verts
À Belém, au cœur de la 30 Conférence des Parties sur le climat (COP30), la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé sa volonté d’occuper une place stratégique dans la gouvernance environnementale mondiale. Porteuse d’un potentiel écologique unique, la RDC veut désormais transformer ses ressources naturelles en leviers d’action climatique et de développement durable.
La délégation congolaise, conduite par la ministre de l’environnement Marie NYANGE , a insisté sur l’importance d’une transition énergétique juste et équitable, fondée sur la valorisation des forêts, des tourbières et des écosystèmes du Bassin du Congo — considérés comme le deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie.
La RDC plaide pour une justice climatique qui reconnaisse le rôle central des pays forestiers dans la régulation du climat mondial, tout en leur garantissant un accès équitable aux financements verts. Cette position s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président Félix Tshisekedi, qui, depuis plusieurs années, milite pour une « coalition des solutions africaines » face au dérèglement climatique.
« Le pays reste ouvert aux partenariats stratégiques pour la valorisation des solutions fondées sur la nature, ainsi que pour le transfert et la co-production de technologies bas-carbone, offrant de nombreuses opportunités d’investissement à fort impact », a-t-elle conclu.
Dans un contexte où le Brésil appelle à une coopération mondiale plus juste, la voix de la RDC résonne comme celle d’un acteur clé du Sud global. Entre préservation des forêts et développement inclusif, Kinshasa entend démontrer qu’une transition climatique peut être à la fois ambitieuse, équitable et porteuse de prospérité pour les générations futures.
