Destruction du PNKB : Trois jours de mobilisation pour dire non à la coupe de bois dans ce patrimoine de l’UNESCO
La jeunesse de Miti, en collaboration avec la Société Civile Environnementale du Sud-Kivu, a lancé une initiative majeure de 3 jours consécutifs pour la préservation du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), sanctuaire des Gorilles de Grauer et site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Lors de cette rencontre, Malekera Pombe Christian, représentant de l’Union des Étudiants du Groupement de Miti, a affirmé : « Nous refusons de rester spectateurs de la destruction de notre patrimoine ».
Ladislas Witanene, acteur de la société civile environnementale, a rappelé que la protection du PNKB est directement liée au bien-être des communautés locales.
Les discussions ont mis en lumière l’importance de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022, qui garantit les droits des peuples autochtones pygmées. Trop longtemps marginalisés, ces derniers sont désormais reconnus comme des partenaires essentiels de la conservation.
La promotion de cette législation auprès des populations riveraines doit renforcer la justice sociale et consolider la protection du parc, menacé par le braconnage, la déforestation pour le charbon de bois et l’extension illégale des terres agricoles.
Pour concrétiser cet engagement, plusieurs activités sont prévues : trois jours de mobilisation au rond-point de Miti-Centre et au marché de Mpungwe/Murhesa, théâtres-forum, caravanes motorisées et distribution de dépliants.
Une conférence-débat publique le 3 avril 2026 permettra de lever les tabous sur les crimes environnementaux et d’ouvrir un dialogue citoyen. Cette initiative combine éducation juridique, sensibilisation et participation communautaire, avec pour objectif de transformer chaque habitant en acteur de la préservation.
Le PNKB, véritable trésor écologique du Sud-Kivu, repose désormais sur la mobilisation collective. Citoyens, étudiants et amoureux de la nature sont invités à participer : « Protégeons notre héritage pour les générations futures », concluent les organisateurs.
