Djugu : Les communautés d’Ala, Masumbuko et Nizi appellent à la sécurité pour préserver le vivre-ensemble
Face à la recrudescence des attaques de groupes armés dans le territoire de Djugu, les habitants des villages d’Ala à Djugu Masumbuko dans le territoire d’ituri, 2 septembre 2025 et Nizi ont exprimé leur inquiétude et appelé à des mesures de sécurité renforcées. Lors d’un échange organisé avec les Forces Armées de la RDC (FARDC) et la MONUSCO, les leaders communautaires ont plaidé pour la protection des civils, condition essentielle au retour de la paix et à la consolidation du vivre-ensemble.
À Ala, situé à une vingtaine de kilomètres de Djugu-centre, des ex-combattants ont rencontré l’armée congolaise et la MONUSCO pour dénoncer les menaces persistantes de la milice CODECO et la mise en place de barrières sur l’axe routier Ala–Sanduku. « Ces pressions freinent notre réinsertion dans nos villages. Nous demandons l’installation d’une base opérationnelle mobile et un renfort militaire », a déclaré l’un d’eux.
À Masumbuko, où les communautés Hema et Lendu cohabitent pacifiquement, la peur d’éventuelles attaques reste vive. Un habitant a confié : « Nous réclamons l’augmentation des patrouilles militaires afin de sécuriser les axes de circulation, de rassurer nos activités économiques et de maintenir la cohabitation pacifique entre nos deux communautés. »
La population de Nizi et Kpadole fait face à une autre menace : la découverte de restes explosifs de guerre. Le 2 septembre, des casques bleus de la MONUSCO ont sécurisé le site et sensibilisé les résidents en attendant la destruction des engins.
En réponse, une réunion sécuritaire a été organisée à Bule, réunissant les FARDC, l’armée ougandaise et la MONUSCO. Les trois forces se sont engagées à renforcer leur coordination afin de mieux protéger les civils et de réduire la méfiance persistante à l’égard de la Mission onusienne.
Cependant, les communautés de Djugu insistent sur l’urgence d’actions concrètes. Elles demandent la liberté de mouvement, la sécurisation des ex-combattants en voie de réinsertion et la relance des activités économiques locales. Pour elles, seule une paix durable permettra de consolider le vivre-ensemble et de tourner la page des violences.
Par Guyvenant Misenge
