Justice Transitionnelle au Sud-kivu : Jean Bosco Muhemeri  » la population est dépouillée de ses biens matériels,comment est-ce qu’elle atteindra la justice avec cette pauvrette ? »

Justice Transitionnelle au Sud-kivu : Jean Bosco Muhemeri  » la population est dépouillée de ses biens matériels,comment est-ce qu’elle atteindra la justice avec cette pauvrette ? »

La situation des victimes en République Démocratique du Congo (RDC) est préoccupante. Depuis 1993, de nombreuses communautés, particulièrement au Sud-Kivu,Ituri, au Nord-Kivu et à Bandundu, continuent d’être affectées par des atrocités.

Jean Bosco MUHEMERI, membre de la Coalition congolaise pour la justice transitionnelle et membre du groupe pour  la Garantie de non-répétition, souligne l’importance de placer les victimes au centre de ce processus.

« La victime doit être mise à niveau avant de participer, car elle est au cœur de ce processus. Son intégrité morale, physique et psychologique est affectée, ce qui l’écarte de sa société et la marginalise à cause de la honte, de la méfiance et des préjugés. Cela crée des difficultés pour leur participation », explique-t-il lors de la chronique de journalistes du Sud-kivu qui oeuvrent pour la justice transitionnelle le 21 décembre 2024 sur financement de l’ONG Internationale Impunity Watch et l’ambassade de Pays-Bas en RDC.

Jean Bosco Muhemeri identifie plusieurs défis majeurs pour la justice transitionnelle notamment ‘’le défi de l’information qui est essentiel pour diffuser des informations sur la justice transitionnelle, qui reste un sujet relativement nouveau. La pauvreté structurelle suit car il entrave l’accès aux coûts de la justice, rendant la situation encore plus difficile pour les victimes. Ainsi que l’Indifférence de l’État congolais qui peine à apporter des solutions aux victimes, ce qui crée un sentiment d’indifférence et d’abandon.’’

Face à cette défaillance étatique, un certain nombre d’acteurs ont compris l’urgence d’agir. Ils demandent une justice qui émane de la base et ont commencé à explorer des moyens de pousser l’État à agir. « Nous mobilisons également la communauté internationale pour accompagner cette lutte à travers des mécanismes régionaux et internationaux. Nous avons mis en place un groupe de travail pour accompagner les victimes dans leurs démarches pour accéder à la vérité, à la justice, à la réparation et à l’engagement pour éviter la répétition des atrocités », affirme Muhemeri.

Il insiste également sur la nécessité d’une loi nationale qui traite spécifiquement les préoccupations de la justice transitionnelle, ainsi que sur la réforme des systèmes judiciaires et de sécurité, en collaboration avec des institutions multilatérales.

Actuellement, il existe une note de politique sur la justice transitionnelle conçue entre la société civile et le ministere de droits humains , et le FONAREV ainsi que la société civile plaident pour l’établissement d’une chambre mixte où les criminels seront tenus responsables de leurs actes.

Jean Bosco Muhemeri a rappelé que la justice transitionnelle comprend des mécanismes judiciaires et non judiciaires pour traiter les crimes commis lorsque l’État était dans l’incapacité de sanctionner les responsables. L’objectif est de restaurer l’harmonie et la concorde dans la société.

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