Kabare : le chef de village de Miti appelle à éviter les conflits fonciers
La population du groupement de Miti, en territoire de Kabare, est appelée à mettre fin aux conflits liés à la terre, qu’ils opposent des voisins ou qu’ils surgissent au sein même des familles.
Cet appel a été lancé ce week-end par le chef de village de Miti-centre, Cabwine Mwami Muliri, lors d’un entretien accordé à notre rédaction.
Une multiplication inquiétante des litiges fonciers
Selon lui, la majorité des dossiers traités dans son bureau concernent désormais les limites des parcelles.
> « Nous lançons cet appel à notre population parce que la situation risque de s’aggraver dans les jours à venir », a-t-il prévenu.
Les causes principales de ces litiges seraient la pression démographique croissante, le morcellement des terres familiales lors des successions et surtout l’absence de documents officiels de propriété. Dans certains cas, des familles entières se retrouvent divisées pour une simple portion de terrain, alimentant des tensions sociales parfois explosives.
Des conséquences sur la paix et le développement local
Ces conflits fonciers ont déjà provoqué des violences verbales, physiques et même des dégâts matériels, affaiblissant la cohésion communautaire et freinant le développement du groupement.
Des analystes indépendants estiment que la solution passe par le dialogue et la médiation. Ils encouragent la population à recourir aux structures locales de règlement pacifique des différends, notamment les chefs coutumiers et l’administration foncière, plutôt qu’à la force.
Un plaidoyer pour une meilleure sécurisation foncière
Pour sa part, la société civile locale appelle à une implication plus active de l’État et des organisations spécialisées dans la sécurisation foncière, afin d’accompagner les communautés dans la gestion des terres et leur délimitation claire.
Elle estime qu’une politique foncière adaptée, combinée à la sensibilisation des populations, permettrait de réduire sensiblement ces conflits qui minent la paix sociale et le développement à Kabare.
