La crise du transport à Bukavu : entre prix en hausse et pénurie de monnaie
Le réseau de transport en commun à Bukavu traverse une période particulièrement difficile, exacerbée par la crise provoquée par le conflit du M23. D’après des informations rapportées par le média en ligne BKInfos, les utilisateurs des transports font face à des défis graves liés à l’instabilité des tarifs et au manque d’argent liquide.
Monsieur Bulonza Mutarushwa, président des convoyeurs sur l’avenue Patrice Emery Lumumba, a exprimé ses inquiétudes sur la situation actuelle : « Il y a peu de clients et le prix du carburant grimpe. Les courses qui étaient à 1000 francs sont maintenant à 500 francs, mais les clients se font rares. » Il a révélé que de nombreux chauffeurs ont du mal à remplir leurs véhicules, même avec des tarifs réduits.
D’un autre côté, Madame Habitant de Bukavu a fait part de son expérience, expliquant qu’elle se voit obligée de marcher régulièrement : « Je suis contrainte de me déplacer à pied. Les prix restent stables, mais il est devenu très difficile de trouver de l’argent pour le transport. Beaucoup de gens restent chez eux. »
Cette situation est aggravée par la fermeture des banques, rendant l’accès à l’argent liquide encore plus compliqué. Les habitants de Bukavu subissent les conséquences d’un chômage croissant et d’une baisse drastique de leurs revenus, rendant leur quotidien de plus en plus précaire.
La montée des tarifs de transport et la difficulté d’obtenir de l’argent sont des indicateurs alarmants d’une crise qui persiste. Les témoignages des usagers et des chauffeurs mettent en lumière l’urgence d’une action pour améliorer les conditions de vie à Bukavu.
