Mois vert à Bukavu : Les journlistes de l’Organisation SYJD en premiere ligne
Au Sud-Kivu, le mois de mars ne sera pas symbolique. Il se veut stratégique. Cinq membres fondateurs de la Synergie des Journalistes pour le Développement Durable (SJDD) ont officialisé leur engagement dans la campagne « Mois Vert », une initiative soutenue par la Direction du Développement et de la Coopération Suisse.
Pendant trente jours, du 1er au 31 mars, Bukavu deviendra un laboratoire d’engagement écologique. Objectif : transformer la sensibilisation environnementale en mobilisation concrète. Pour ces professionnels des médias, il ne s’agit plus seulement de relayer l’information, mais de structurer le débat public et d’influencer les comportements.
Sylvie Nabintu, coordinatrice pays de l’asbl, défend une ligne claire : sans relais médiatique fort, les initiatives écologiques peinent à dépasser le cercle des experts. Les journalistes, explique-t-elle, ont la capacité de traduire les enjeux techniques en messages accessibles et mobilisateurs.
Dans une ville confrontée à une urbanisation accélérée et à une pression démographique croissante, les défis environnementaux se multiplient : gestion des déchets, occupation désordonnée des espaces, érosion des sols. Pour Justin Murhula, membre de la Synergie, l’inaction n’est plus une option. La réponse doit être collective et structurée.
À travers cette campagne, la SJDD entend assumer un rôle d’interface : documenter les réalités environnementales, valoriser les initiatives locales et interpeller les décideurs sur l’urgence de politiques publiques plus cohérentes.
« Mois Vert » se présente ainsi comme un test grandeur nature de la capacité des médias à sortir du commentaire pour entrer dans l’impact. Au-delà de mars, l’ambition affichée est claire : inscrire l’écologie dans l’agenda permanent du débat public au Sud-Kivu.
