RDC : Attaque meurtrière au Parc National de l’Upemba, cinq agents perdent la vie
Le Parc National de l’Upemba, à Lusinga dans le Haut-Katanga, a été la cible d’une attaque armée dans la nuit du 2 au 3 mars 2026. Cinq agents du parc ont été tués, tandis que les infrastructures et équipements essentiels ont été pillés et détruits, selon un communiqué officiel de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).
L’attaque, attribuée à des miliciens Maï-Maï non identifiés, souligne la vulnérabilité des aires protégées en RDC malgré leur importance écologique et patrimoniale. La cellule de crise de l’ICCN, en coordination avec les FARDC et les services de sécurité, a rapidement rétabli le contrôle de la zone.
La société civile environnementale, regroupée au sein du réseau Congo Basin Conservation Society (CBCS-Network), condamne avec vigueur cet acte de violence. Josué Aruna, Secrétaire Exécutif du CBCS, déclare vai un communiqué:
« Ces soldats de la nature sont tombés pour protéger notre biodiversité. Leur sacrifice ne doit pas être vain. Nous appelons les autorités à agir sans délai pour garantir justice et sécurité.
ARUNA , ajoute que : « Voir nos gardes tomber pour protéger notre patrimoine naturel est un choc profond. Il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard. »
Le CBCS et la société civile demandent au gouvernement de libérer immédiatement les otages éventuels, d’ouvrir des enquêtes indépendantes et de collaborer avec les communautés locales et les peuples autochtones. Ils appellent également le Procureur de la République de Lubumbashi à engager des poursuites judiciaires rapides et transparentes.
Cet incident met en lumière la fragilité des aires protégées congolaises et menace les ambitions du pays en matière de conservation, de coopération internationale et de tourisme écologique.
Les organisations environnementales plaident pour une action urgente afin de protéger les écosystèmes et les hommes qui les défendent.
