RDC – Deuxième journée de la campagne Stop EACOP à l’École Technique de Bugabo : élèves, enseignants et organisations locales unissent leurs voix contre la vente des 55 blocs pétroliers
La campagne Stop EACOP a poursuivi sa deuxième journée de sensibilisation ce mardi à l’École Technique de Bugabo (ITB), où une coalition d’organisations Climat Clock, Save My World, ROJECF, SOCEARUCO et Jambo FM a animé une séance d’information centrée sur les risques liés à la mise en vente des 55 blocs pétroliers en République démocratique du Congo.
Face à une jeunesse attentive, les intervenants ont mis en lumière les menaces directes que ces projets d’exploitation feraient peser sur les écosystèmes du Kivu.
Une école prête à s’engager davantage pour l’environnement
Dans son intervention, le superviseur de l’ITB a souligné l’importance de cette démarche pédagogique, rappelant que les options enseignées au sein de l’école agronomie, changement climatique, environnement, nutrition-diététique et agriculture trouvent un écho direct dans les thématiques abordées.
« C’est un début important. Revenez avec d’autres thématiques liées à la résilience environnementale : nous avons des champs pédagogiques où implanter des projets utiles à nos élèves. Nous manquons de plantules, mais nous avons la main-d’œuvre : les élèves sont prêts pour les travaux pratiques », a déclaré le proviseur Espoir Bukama.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Prenant la parole, Darcin Basilwa, représentant de Climat Clock, a encouragé les élèves à s’impliquer activement dans les mouvements de défense de l’écosystème lacustre du Kivu, menacé par les explorations pétrolières et gazières.
« Votre génération doit se lever. Ce combat est le vôtre : défendre le lac, défendre la terre, défendre l’avenir », a-t-il insisté, saluant la disponibilité et l’ouverture de l’établissement.
Une jeunesse lucide face aux enjeux écologiques
Le message a résonné chez plusieurs élèves, dont Ashuza Future, étudiant en 3ᵉ année d’Humanités agricoles à l’Institut Technique de Bugabo, une branche secondaire de l’ISDR-Bukavu. Il n’a pas mâché ses mots face aux implications environnementales du projet EACOP.
« Selon ce que je viens d’écouter, ce projet EACOP va polluer l’eau et dégrader notre écosystème. En tant qu’agriculteurs en formation, nous dépendons du sol. S’il est pollué, il deviendra de plus en plus acide, et cela va compromettre nos activités agricoles », a-t-il alerté.
Un engagement croissant pour la protection de l’environnement
À la clôture de la séance, plusieurs élèves ont exprimé leur satisfaction et affirmé avoir désormais une meilleure compréhension des risques liés aux projets pétroliers. Pour eux, la lutte écologique ne se limite plus au discours : elle devient une responsabilité citoyenne et professionnelle.
Cette deuxième journée de la campagne Stop EACOP confirme une dynamique locale puissante, portée à la fois par des organisations engagées, un personnel éducatif motivé et une jeunesse prête à défendre son avenir et celui de son environnement.

