Sommet Africain 2025 du climat : A addis-Abebas, l’Onu-climat et gouvernement Éthiopien exigent la matérialisation des promesses tenues envers l’Afrique
À une semaine de l’ouverture du Sommet africain sur le climat, l’ONU Climat et le gouvernement éthiopien ont lancé un appel conjoint pour que ce rendez-vous continental envoie un signal clair à la communauté internationale, la COP 30, prévue en novembre au Brésil, doit tenir ses promesses envers les nations africaines.
Dans une déclaration commune publiée lors de la Semaine du climat à Addis-Abeba, Dr Fitsum Assefa, ministre éthiopien de la Planification et du Développement, et Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat, ont affirmé que « l’Afrique est prête à intensifier son action en faveur du climat, mais elle doit disposer de moyens concrets pour y parvenir ».
Ils ont rappelé que l’Afrique, riche en ressources naturelles, dotée de la population la plus jeune du monde et d’un potentiel exceptionnel en énergies renouvelables, reste l’un des continents les mieux placés pour transformer ses économies par l’action climatique. Toutefois, seule une fraction des investissements mondiaux dans les énergies propres, estimés à 2 000 milliards de dollars en 2024, parvient en Afrique.
Vers des résultats concrets à la COP 30
Les signataires ont insisté sur la nécessité que la COP 30 débouche sur des mesures ambitieuses, capables de transformer les accords internationaux en actions tangibles sur le terrain, tout en favorisant des solutions évolutives.
Parallèlement, l’Éthiopie a annoncé sa candidature pour accueillir la COP 32 en 2027, soulignant sa capacité d’organisation, ses infrastructures et son rôle de capitale diplomatique africaine.
Une Semaine du climat productive
La Semaine du climat à Addis-Abeba a réuni des délégués de 119 pays ainsi que des centaines de représentants d’ONG, d’investisseurs et d’organisations internationales. Plus de 40 initiatives concrètes ont été présentées, allant des mini-réseaux énergétiques communautaires aux obligations vertes marocaines, en passant par les innovations en recyclage au Kenya.
Pour Noura Hamladji, secrétaire exécutive adjointe de la CCNUCC, « cette Semaine du climat a relié le processus international aux réalités locales, en transformant les engagements en actions concrètes ».
L’Afrique au cœur de la diplomatie climatique
Les participants ont souligné que l’Afrique doit rester un acteur central des négociations climatiques, non seulement pour obtenir un financement équitable, mais aussi pour partager ses propres solutions. Comme l’a résumé Dr Fitsum Assefa : « Addis-Abeba est plus qu’un lieu de réunion. C’est un pont entre la négociation et la mise en œuvre, là où l’ambition rencontre l’activités
