Sud-Kivu : la mission d’une commission vérité et réconciliation expliquée lors de la deuxième journée du Forum
La deuxième journée du Forum sur la réconciliation et la paix au Sud-Kivu a été consacrée à la présentation de la mission et du rôle d’une Commission Vérité et Réconciliation (CVR). Cette commission est pensée comme un outil important pour renforcer la paix et l’unité nationale.
Les participant(e)s ont expliqué que la première mission d’une Commission Verite et Réconciliation est de dire la vérité sur les violences vécues par les populations. Connaître et reconnaître ce qui s’est passé permet de mieux comprendre les souffrances des victimes et d’aider les communautés à vivre de nouveau ensemble.
Selon les intervenants, la vérité est une base essentielle pour encourager la paix durable, la réparation, le pardon et la réconciliation entre les Congolais.
Le Forum a aussi montré que la Commission vérité et réconciliation pourrait jouer un rôle important dans la prévention et la gestion des conflits, grâce à la médiation entre des communautés divisées par les violences. Elle pourrait intervenir pour calmer les tensions et éviter de nouveaux affrontements.
Un autre point important discuté est la création d’un espace d’expression ouvert à tous. Cet espace permettrait aux acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels de s’exprimer librement et de dialoguer pour renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale.
Les participant(e)s ont également insisté sur la guérison des traumatismes causés par les conflits armés. Une CVR devrait aider les victimes à retrouver leur dignité et contribuer à rétablir la confiance entre les Congolais, condition essentielle pour une paix durable.
Concernant son champ d’action, il a été rappelé que la Commission vérité et réconciliation concernerait tous les Congolais, y compris les institutions publiques, les autorités provinciales, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les personnes bénéficiant de statuts particuliers. Les violations liées aux conflits politiques de la RDC, même lorsqu’elles ont été commises en dehors du pays, feraient aussi partie de son travail.
Les échanges ont précisé que les activités de la Commission vérité et réconciliation se dérouleraient sur une période bien définie, afin de garantir la clarté et la crédibilité du processus.
Organisée avec l’appui de RACOJ, RO-Congo et La Jeunesse Participe, cette deuxième journée du Forum a renforcé l’idée qu’une Commission Vérité et Réconciliation au Sud-Kivu pourrait aider à reconstruire la confiance, encourager le dialogue et accompagner les communautés vers une paix durable.
