Sud-Kivu : le député provincial propose la création d’un Service national de formation des réservistes
Le député provincial Mukamakama Kinsilingi Dominique, élu du territoire de Shabunda, a officiellement déposé ce lundi à l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu une proposition de loi-cadre visant à instaurer un Service national de formation des réservistes (SNFR).
L’initiative, présentée au bureau de l’organe délibérant, s’inscrit selon son auteur dans une logique de renforcement de la sécurité et de promotion de la responsabilité citoyenne.
Dans la correspondance adressée au président de l’Assemblée provinciale, l’élu indique que ce projet vise notamment à préparer la jeunesse congolaise à faire face aux défis sécuritaires tout en promouvant les valeurs de paix et de citoyenneté.
« Ce projet vise à renforcer la sécurité nationale, à promouvoir l’éducation à la paix et à préparer notre jeunesse à faire face aux défis futurs », écrit-il.
La proposition de loi prévoit que les Congolais ayant achevé leurs études secondaires puissent bénéficier d’une formation structurée, encadrée par les lois nationales et les normes internationales, notamment celles relatives à la protection des droits de l’enfant.
Le texte évoque également la possibilité de mobiliser les Wazalendo en cas de menace contre l’intégrité du territoire.
Le dépôt de ce texte ouvre désormais la voie à son examen par l’Assemblée provinciale, où des discussions sont attendues sur l’opportunité d’instaurer une formation civique et sécuritaire destinée aux jeunes après l’obtention du diplôme d’État.
Le député Mukamakama Kinsilingi Dominique s’est déjà illustré par plusieurs plaidoyers liés aux questions sécuritaires dans la province.
Récemment, il avait interpellé les autorités congolaises sur la nécessité d’assurer la prise en charge des combattants Wazalendo présents à Mwenga et Shabunda, engagés dans les affrontements contre l’expansion du M23 dans cette partie du pays.
Si elle venait à être adoptée, cette initiative pourrait constituer une étape vers la mise en place d’une politique structurée de défense citoyenne, d’abord au Sud-Kivu, avant une éventuelle extension à l’échelle nationale.
