Sud-Kivu : Les faîtières de la société civile environnementale refusent que Kinshasa prenne 12 chimpanzés de Lwiro
Comme la société civile bureau de coordination du Sud-Kivu a refusé que Kinshasa récupére 10 lengots d’or et 400 000$ arrachés aux sujets chinois pour une exploitation illicites à Walungu malgré un jet privé venu de la capitale, les faîtières de la société civile environnementale également tapent les points sur la table contre la déportation de 12 chimpanzés du centre naturelle de Lwiro qui reste un sanctuaire de protection de ces espèces et centre de réhabilitation de singes.

Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 13 janvier 2025, les organisations de la société civile environnementale du Sud-Kivu ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « détournement de ressources naturelles ».
Selon Josué ARUNA, président de cette coalition, la gouvernance actuelle est marquée par une gestion centralisée à Kinshasa, sans consultation des parties prenantes locales, exacerbant corruption et désorganisation. Ces organisations demandent l’abrogation de l’arrêté interministériel n°006/CAB/MIN/EDD/2020, qu’elles accusent de renforcer le trafic faunique en RDC.
Les membres de cette coalition s’opposent fermement au transfert des 12 chimpanzés vers Kinshasa, soulignant que cette décision, prise sans transparence, viole les principes de conservation prônés par des organisations internationales comme la Pan African Sanctuary Alliance (PASA).

Le Centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro, co-géré par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), est censé œuvrer pour la réhabilitation de ces primates dans leur milieu naturel, tel que le Parc National de Kahuzi-Biega, et non les transférer, ce qui suscite des soupçons de trafic.
Les organisations rappellent que ce transfert met en péril la réputation internationale de la RDC en matière de conservation, déjà ternie par des scandales liés à des permis frauduleux de la CITES. Elles exigent l’arrêt immédiat de cette opération, dénonçant une gestion qui pourrait saboter les efforts de préservation des espèces menacées. La subvention fédérale dont bénéficie la PASA pour lutter contre le trafic faunique devrait, selon elles, être utilisée pour renforcer les initiatives locales de conservation et non pour cautionner des pratiques unilatérales.
La société civile environnementale appelle à une gouvernance participative et transparente, conforme à la vision du Chef de l’État, qui aspire à faire de la RDC un « Pays Solution » en matière de protection de l’environnement. Elle exhorte le Gouverneur du Sud-Kivu à prendre des mesures pour garantir que les chimpanzés de Lwiro soient réhabilités dans leur habitat naturel, tout en renforçant la lutte contre le commerce illégal des espèces protégées.
