Sud-Kivu : Un réseau en cours de création contre la criminalité écologique
Projet ambitieux de cartographie des défenseurs environnementaux et de structuration d’un réseau de lutte contre la criminalité environnementale est en cours dans les territoires de Kalehe, Kabare et Idjwi, au Sud-Kivu.
Ce projet, soutenu par l’Ambassade de France en RDC, est porté par l’APEM (Actions pour la Promotion et protection des peuples et Espèces menacés.), sous la coordination d’Eddy Mugaruka.
« Nous œuvrons pour les droits de l’environnement et la protection des peuples autochtones dans trois provinces : la Tshopo, la Tshuapa et le Sud-Kivu, » a déclaré M. Mugaruka. À travers ce projet, APEM entend identifier clairement les acteurs engagés dans la défense de l’environnement qui fait quoi, comment et où, afin de renforcer la collaboration entre eux.
L’une des innovations majeures du projet est la mise en place d’un Observatoire régional chargé de documenter les crimes environnementaux, notamment la déforestation illégale et la surexploitation du lac Kivu. Cet outil stratégique facilitera des plaidoyers à l’échelle nationale et internationale, tout en rendant visibles les menaces environnementales grâce à une collecte de données rigoureuse et transparente.
Dans un effort de réduction des pressions exercées sur les forêts et les ressources naturelles, des subventions seront accordées à certaines communautés autochtones riveraines. L’objectif est d’encourager des alternatives durables et de renforcer la résilience des leaders communautaires, en mettant particulièrement l’accent sur la participation des femmes rurales.
Présent lors de l’atelier de lancement, Josué Aruna, facilitateur de la rencontre, a lancé un appel aux médias :
« Les médias jouent un rôle crucial dans la visibilité des actions et la mobilisation des acteurs engagés. Leur implication est essentielle dans la lutte contre la criminalité environnementale, locale et transnationale, notamment dans la forêt du bassin du Congo. »
Ce projet s’inspire d’expériences environnementales similaires menées au Cameroun et au Gabon, et entend faire du Sud-Kivu un modèle de synergie entre communautés locales, leaders autochtones, organisations et journalistes pour la protection de l’environnent.
