Uvira : la Croix-Rouge donne des francs congolais à 500 familles déplacées de guerre
Dans la chaleur étouffante du quartier Kimanga, des sourires ont percé la grisaille du quotidien. Cinq cents familles déplacées, déracinées par la guerre dans l’Est de la RDC, ont reçu ce jeudi une aide financière de la Croix-Rouge de la RDC, avec l’appui de la Croix-Rouge espagnole.
Une initiative modeste en apparence, mais vitale pour ces ménages qui luttent chaque jour pour survivre loin de leurs villages dévastés.
Chacun a perçu 330 000 francs congolais (environ 150 dollars) un soutien qui leur permettra de se nourrir, de se soigner ou de redémarrer de petites activités génératrices de revenus.
Cette aide vient compléter une précédente opération de distribution de semences et d’outils agricoles. Objectif : passer de l’assistance à l’autonomie, en encourageant les potagers familiaux et la résilience communautaire.
« Cette aide s’inscrit dans notre projet d’assistance alimentaire et de santé mentale destiné aux personnes déplacées par les conflits », explique Sept Buyonde, responsable local de la Croix-Rouge.
« Nous avons ciblé les familles les plus vulnérables, réparties dans les trois communes de la ville. »
Depuis plusieurs mois, la Croix-Rouge déploie à Uvira un accompagnement continu psychosocial, économique et humanitaire pour éviter que la dépendance ne s’installe.
L’organisation, fondée en 1961 sous Joseph Kasa-Vubu, reste l’un des rares acteurs capables d’intervenir rapidement en situation d’urgence, tout en collaborant avec les autorités locales.
Le maire intérimaire d’Uvira, Kifara Kapenda Kik’y, présent lors de la distribution dans l’enceinte de PAIDEK, a salué cet engagement constant :
« La Croix-Rouge est un partenaire fidèle. Chaque fois que notre ville traverse une crise, elle se tient aux côtés de nos populations. »
Pour de nombreuses familles venues du Nord et du Sud-Kivu, cette aide représente bien plus qu’une somme d’argent : un signal d’espoir, la preuve qu’elles ne sont pas oubliées.
Dans un contexte où les violences persistent et les besoins explosent, ces gestes de solidarité restent le souffle qui empêche l’humanité de s’éteindre.
