Bujumbura : la crise humanitaire fait morts parmi les congolais dans les camps de réfugiés jusqu’à huit par jour signalés
Une situation humanitaire alarmante est signalée dans un camp de réfugiés situé à Bujumbura, où entre six et huit décès sont enregistrés chaque jour, principalement liés au paludisme, au manque de soins de santé, à la pénurie d’eau potable et à l’absence de médicaments essentiels.
Selon la Nouvelle Société Civile d’Uvira, qui suit de près l’évolution de la situation, plusieurs réfugiés meurent après avoir consommé seulement quatre comprimés antipaludiques, faute de protocoles complets de prise en charge médicale. Cette pratique traduit un effondrement du système de soins dans le camp.
« Nous assistons à un abandon total des populations vulnérables », déplore Ruhigi Mafikiri Masimango, acteur de la société civile via radio maendelo, qui pointe la passivité de la communauté internationale face à cette crise silencieuse.
Le camp souffre également d’un grave déficit en eau potable, exposant les réfugiés à des maladies hydriques et aggravant la vulnérabilité des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées.
Les acteurs locaux appellent à une intervention urgente des partenaires humanitaires, notamment dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de la nutrition, afin d’éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.
