Bukavu : Plus de 30 000 habitants privés d’eau suite à l’interruption de la source de Mazigiro
Une coupure brusque et inexpliquée de la source d’eau de Mazigiro prive plus de 30 000 habitants des quartiers Panzi, dans la ville de Bukavu, et de Mudusa, en territoire de Kabare, d’un accès vital à l’eau potable depuis ce vendredi 20 juin 2025.
Selon les premières informations recueillies par bkinfos.net, cette coupure est survenue sans notification préalable à la REGIDESO, la société publique chargée de la distribution d’eau en province. « Nous avons été surpris comme tout le monde. Aucun motif valable ne nous a été communiqué et nous n’avons eu aucune marge d’action », a déclaré Mudumbi Mweze, responsable de la REGIDESO Sud-Kivu.
Ce dernier a dénoncé l’impuissance de son service dans un contexte sécuritaire tendu.
« Il est impossible de mettre en place des mécanismes de répression ou de régulation dans une zone engloutie par l’insécurité, où des lois de fait prennent le pas sur les textes en vigueur », a-t-il ajouté, exprimant son inquiétude quant à la suite de la situation.
À Panzi et dans les autres zones touchées, la population est en détresse. Les enfants, les jeunes filles et les mères de famille expriment leur désarroi face à cette coupure soudaine d’un bien aussi fondamental que l’eau.
« Comment vivre sans eau ? », s’interroge une habitante, les larmes aux yeux.
La REGIDESO informe par ailleurs que la source alternative de Murundu ne pourra pas desservir les zones affectées, aggravant ainsi la crise.
L’entreprise publique appelle les autorités provinciales à intervenir en urgence pour prendre des mesures drastiques et durables. « La vie humaine est sacrée. Sans eau, aucune existence n’est envisageable. Il est temps d’agir », conclut Mudumbi Mweze.
En attendant une solution, les habitants de Panzi et Mudusa devront faire face à une crise humanitaire silencieuse, mais aux conséquences dévastatrices si rien n’est fait rapidement.
