RDC : L’Ascenseur de l’Avenir, un livre de DONATUS BIRINDWA qui interroge les rôles des jeunes face aux enjeux électoraux
Dans un contexte africain marqué par la fatigue démocratique et la défiance croissante envers les élites politiques, L’Ascenseur de l’Avenir de Donatus Birindwa KATARAKA s’impose comme une interpellation frontale de la jeunesse à l’endroit du pouvoir. Plus qu’un essai politique, le livre agit comme un signal d’alarme générationnel, porté par une question centrale : jusqu’à quand les jeunes resteront-ils des figurants dans la gouvernance de leur propre avenir ?
L’ouvrage part d’une réalité largement vécue mais rarement assumée dans le débat public : la jeunesse est systématiquement mobilisée lors des périodes électorales, puis reléguée aux marges une fois les urnes rangées. Cette instrumentalisation répétée a produit une génération désabusée, oscillant entre abstention civique, colère sociale et perte de repères politiques. Pour l’auteur, il ne s’agit pas d’un accident du système, mais d’un mode de fonctionnement installé.
Face à ce constat, L’Ascenseur de l’Avenir renverse la charge. Il ne demande pas à la jeunesse d’attendre davantage, mais de interpeller, questionner et refuser les rôles subalternes qui lui sont assignés. Donatus Birindwa KATARAKA invite les jeunes à passer du statut de masse mobilisable à celui d’acteurs stratégiques, capables d’exiger des comptes, d’influencer les politiques publiques et de s’organiser collectivement.
Le livre introduit une métaphore forte : celle de l’ascenseur politique, opposée à l’échelle traditionnelle. Là où l’échelle favorise l’ascension individuelle et opportuniste, l’ascenseur symbolise une montée collective, fondée sur l’éducation, l’innovation, l’entrepreneuriat et une participation citoyenne structurée. Cette vision sert de cadre à une interpellation claire des décideurs : gouverner sans la jeunesse, c’est gouverner contre l’avenir.
L’impact recherché est assumé. L’Ascenseur de l’Avenir veut réveiller une jeunesse trop souvent sommée de patienter et pousser les institutions à sortir des discours creux sur l’inclusion. En filigrane, le message est sans détour : l’heure n’est plus à la résignation, mais à l’exigence. La jeunesse africaine ne demande plus la parole. Elle la prend.
