RDC : L’intelligence artificielle interviendra pour la correction de l’examen d’etat édition 2025
C’est une nouvelle page qui s’écrit pour l’éducation congolaise. La session 2025 de l’Examen d’État est bien plus qu’une série d’épreuves , c’est le symbole d’un système qui change, qui s’adapte, et surtout, qui place l’avenir de chaque élève au centre de ses priorités.
Dans les couloirs du ministère de l’Éducation nationale, une conviction guide désormais l’action chaque enfant mérite les mêmes chances, où qu’il vive, quelle que soit son école.
Une réforme pensée pour les élèves
Depuis son entrée en fonction en juin 2024, la ministre d’État Raïssa Malu a engagé une vaste réforme du système. Et pour elle, la transformation de l’Examen d’État n’est pas une question de technologie, mais une affaire de justice.
« Ce que nous faisons, c’est redonner confiance aux jeunes et à leurs familles. C’est leur dire que leur travail sera reconnu à sa juste valeur, sans tricherie, sans favoritisme », affirme-t-elle.
Fini les longues files d’attente et les erreurs sur les listes. Grâce à une plateforme numérique, plus de 4 millions d’élèves ont pu s’inscrire en toute sécurité. En prime, 12 millions de documents papier ont été supprimés une avancée aussi écologique que pratique.
Pendant des années, les copies devaient faire de longs voyages vers Kinshasa, avec tous les risques que cela comportait. Aujourd’hui, deux centres modernes ont été ouverts à Mbuji-Mayi et Lubumbashi. À l’intérieur, des salles organisées comme des laboratoires : scannage, contrôle, serveurs… tout est pensé pour plus de rapidité et de rigueur.
Grâce à cette innovation, les résultats seront disponibles plus tôt et dans de meilleures conditions rapporte le ministère de l’EPST
Qui n’a jamais entendu parler de faux diplômes ? Pour mettre fin à cette pratique, chaque lauréat recevra désormais un E-Diplôme, protégé par la technologie blockchain. Un simple QR code suffira à prouver l’authenticité d’un document, même à l’étranger.
« Avec cette technologie, plus personne ne pourra voler le mérite d’un autre », se réjouit un enseignant à Bukavu.
Pas question de remplacer les enseignants, mais de les accompagner. Grâce au logiciel S-Note Manager, les correcteurs peuvent s’appuyer sur une intelligence artificielle qui facilite la notation tout en gardant un œil expert. Résultat : moins d’erreurs, plus de cohérence, et moins de fatigue.
Mais cette réforme ne s’arrête pas à l’examen. Dès la prochaine rentrée, les programmes scolaires seront repensés, pour mieux coller aux réalités du monde actuel. L’idée : apprendre autrement, en développant l’autonomie, le sens critique, la créativité.
« Ce n’est plus seulement ce que l’on sait qui compte, mais ce que l’on est capable de faire avec ce qu’on apprend », explique la ministre.
Dans chaque centre, les consignes sont claires : tolérance zéro face à la tricherie. Le ministère appelle à la responsabilité de tous élèves, surveillants, enseignants pour préserver la crédibilité de l’examen.
Dans les villes comme dans les villages, des milliers de jeunes se préparent avec sérieux et détermination. Certains ont étudié à la lumière d’une bougie, d’autres ont fait des kilomètres pour réviser ensemble. Tous méritent notre respect et nos encouragements.
« Bonne chance à vous. Vous portez l’espoir d’un pays tout entier. Soyez fiers de vous, et n’oubliez jamais : l’éducation est votre meilleure arme pour construire un avenir meilleur », conclut Raïssa Malu.
