Sud-kivu : La guerre menace la conservation des hippopotames dans la plaine de Ruzizi
La société civile environnementale tire la sonnette d’alarme face à l’abattage croissant des hippopotames dans la plaine de la Ruzizi, un phénomène qui met en péril l’équilibre écologique de cette région unique.
Dans un message publié le 23 septembre 2025 sur son compte LinkedIn, Ladislas Witanene Milenge, chargé de projet au sein du Congo Basin Conservation Society (CBCS), a dénoncé ce qu’il qualifie d’« écocide », appelant à une prise de conscience collective et urgente.
« Lorsque l’on observe comment les efforts de conservation de la biodiversité sont sabotés en plein jour, sous les yeux de tous, par l’abattage volontaire et conscient des hippopotames par les militaires en complicité avec une partie de la population de la plaine de la Ruzizi et de la ville d’Uvira, on ne peut qu’éprouver une profonde tristesse », écrit-il.
Selon lui, cette situation déjà alarmante s’aggrave davantage en période de conflit, où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie. « Cette situation révèle un problème majeur en République démocratique du Congo : la difficulté à concilier les impératifs de sécurité avec les actions de protection de l’environnement », ajoute-t-il.
La plaine de la Ruzizi est l’un des derniers habitats d’hippopotames en RDC, une espèce classée vulnérable par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Leur disparition progressive, due à la chasse et au braconnage, entraîne non seulement la perte d’une biodiversité exceptionnelle mais aussi une perturbation de l’écosystème local, notamment la régulation des cours d’eau.
Pour la société civile environnementale, il est urgent que les autorités prennent leurs responsabilités. « La survie des hippopotames n’est pas qu’une question écologique, c’est aussi une question de justice pour les générations futures », insiste Ladislas Witanene, qui invite à une synergie entre les forces de défense, les communautés locales et les organisations de conservation.
Cette alerte sonne comme un appel à la mobilisation collective pour sauver ce patrimoine naturel menacé, afin que la plaine de la Ruzizi reste un espace de vie et de biodiversité, plutôt qu’un cimetière écologique.
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👉 Voulez-vous que je développe aussi une version d’enquête en donnant plus de contexte chiffré (par exemple l’évolution du nombre d’hippopotames dans la Ruzizi depuis 20 ans, selon WWF ou UICN), pour renforcer l’aspect informatif et mobilisateur ?
