Sud-kivu/Misisi : La société civile organise une marché contre 34 lieux de détention informels
journée ville morte et marche de colère à Misisi pour dénoncer la dégradation de la sécuri
Les activités socio-économiques ont été paralysées ce mercredi 10 juin à Misisi, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), à l’appel de la société civile locale. Cette dernière a décrété une journée ville morte accompagnée d’une marche pacifique afin de dénoncer la persistance de l’insécurité dans cette cité minière.
Selon les organisateurs, cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur la multiplication des violations des droits de la population, notamment les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les violences armées.
La société civile affirme que, malgré sa taille modeste, la localité de Misisi compterait plus de 34 lieux de détention informels ainsi qu’une vingtaine de groupes armés Wazalendo opérant sous différents commandements. Une situation qui, selon elle, contribue à l’instauration d’un climat de peur et d’insécurité au sein de la population.
Les acteurs de la société civile dénoncent également la recrudescence des cas de morts par balle. D’après leurs déclarations, des incidents meurtriers sont régulièrement signalés dans la zone, avec parfois un à deux décès enregistrés en l’espace d’une journée.
Les manifestants appellent les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’autorité de l’État, mettre fin aux détentions illégales et renforcer la protection des civils.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités administratives ou sécuritaires n’avait été enregistrée concernant ces revendications.
Cette mobilisation intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans plusieurs zones du territoire de Fizi, où les populations continuent de faire face aux conséquences de la présence de groupes armés et à la faiblesse de l’autorité publique.
