Uvira : PAM, FAO et Croix-Rouge organisent l’atelier sur les alertes avant catastrophes naturelles
Dans une région souvent meurtrie par les inondations, les glissements de terrain et les crises humanitaires, les habitants d’Uvira ont décidé de ne plus subir, mais d’agir.
Du 20 au 21 octobre 2025, les représentants des Comités Communautaires de Gestion des Systèmes d’Alerte Précoce (CCGSAP) se sont réunis dans les locaux du PAM et de la FAO pour renforcer leurs capacités à prévenir les catastrophes et à alerter efficacement les populations à risque.
Cet atelier, organisé dans le cadre du projet « Grands Lacs Préparation aux catastrophes : innovations pionnières dans la gestion des risques tenant compte des conflits » (2024), mis en œuvre par le consortium PAM,FAO,Croix-Rouge, marque un tournant pour relier la connaissance locale à la réponse humanitaire internationale.
L’organisation Appui au Développement de l’Enfant en Détresse (ADED), engagée depuis plusieurs années dans la résilience inclusive, y a présenté son approche de mise en œuvre du Système Communautaire d’Alerte Précoce (SCAP). Celle-ci repose sur trois leviers essentiels ,Coordination communautaire des actions de prévention et de communication,Outils locaux de suivi en temps réel,Indicateurs déclencheurs basés sur les précipitations et les risques d’inondation.
Mais le véritable impact de cette rencontre dépasse la théorie. Trois communes, Kalundu, Mulongwe et Kavimvira ont désormais intégré le dispositif SCAP, avec des relais communautaires capables de transmettre les alertes en quelques minutes.
“Nous ne voulons plus compter les morts après la catastrophe. Nous voulons agir avant qu’elle ne frappe”, a déclaré un chef de quartier participant.
Cette nouvelle dynamique traduit une prise de pouvoir citoyenne sur la sécurité collective : les habitants deviennent les premiers acteurs de leur propre protection. Grâce à l’appui technique d’ADED et au soutien financier de CBM, la résilience ne se conçoit plus seulement comme un mot des bailleurs, mais comme une compétence locale partagée.
En consolidant les liens entre autorités locales, organisations humanitaires et communautés de base, cette formation inaugure une ère nouvelle celle d’un Uvira capable non seulement de réagir, mais d’anticiper.
“Chaque alerte bien transmise est une vie potentiellement sauvée”, résume l’esprit de cette initiative, qui illustre parfaitement le journalisme d’impact : raconter non pas la catastrophe, mais la capacité des communautés à l’empêcher.
