Walungu : la brucellose décime le bétail et alarme les éleveurs
Une nouvelle menace sanitaire frappe le secteur de l’élevage dans le territoire de Walungu. Plusieurs villages signalent la propagation inquiétante de la Brucellose, une maladie animale transmissible à l’homme, qui met en péril les moyens de subsistance des communautés rurales.
Selon des sources locales, de nombreux animaux bovins, caprins et porcins — présentent des signes compatibles avec cette infection. Cette situation provoque une onde de choc chez les éleveurs, déjà fragilisés par les pertes répétées de bétail liées à l’insécurité et aux pillages.
Pour beaucoup, l’élevage représentait pourtant un levier clé de résilience économique.
« Nous assistons à une recrudescence des cas dans plusieurs villages. La maladie se transmet rapidement d’un animal à un autre, surtout en l’absence de mesures sanitaires strictes », alerte Docteur vétérinaire local.
La brucellose, également appelée fièvre de Malte, peut se transmettre à l’homme par contact direct avec des animaux infectés ou par la consommation de produits animaux contaminés, notamment la viande mal cuite ou le lait non pasteurisé. Chez l’homme, elle provoque des symptômes graves : fièvre persistante, douleurs articulaires et fatigue chronique.
Face à cette menace, les services vétérinaires insistent sur l’urgence de la vaccination du bétail, seule stratégie efficace pour freiner la propagation. Ils appellent également les populations à adopter des comportements préventifs stricts.
« Il est fortement déconseillé de consommer la viande d’un animal sans l’avis préalable d’un vétérinaire », insiste la même source, soulignant les risques de contamination humaine.
Dans un territoire où l’élevage constitue un pilier de l’économie locale, cette crise sanitaire met en lumière la vulnérabilité structurelle du secteur. Elle pose également la question de l’accès aux services vétérinaires, souvent limités en milieu rural.
À Walungu, la bataille contre la brucellose ne fait que commencer. Mais sans une réponse rapide et coordonnée, elle pourrait durablement compromettre les efforts de relance économique des communautés affectées.
