COP30 – Belém : la banque Mondiale annonce 1milliards de dollars pour les emplois verts pour les forêts du bassin du Congo
La Journée du Bassin du Congo à la COP30 a été marquée par un moment décisif : le lancement officiel de l’Appel de Belém, une déclaration politique ambitieuse visant à accélérer la protection et la gestion durable des forêts du deuxième plus grand massif tropical du monde.
Porté par les pays d’Afrique centrale, soutenu par des partenaires mondiaux et salué par les scientifiques comme par la société civile, l’Appel marque une montée en puissance sans précédent des engagements politiques et financiers autour du Bassin du Congo, véritable régulateur climatique planétaire.
Au cœur de cet Appel, les États signataires s’engagent à mobiliser plus de 2,5 milliards de dollars sur cinq ans. L’objectif : renforcer la conservation, stimuler les financements innovants, soutenir les communautés locales et s’appuyer sur la science pour préserver cet écosystème irremplaçable.
Un engagement international massif
Plusieurs annonces majeures ont consolidé la portée historique de cet événement.
L’Allemagne a confirmé une contribution de 450 millions d’euros d’ici 2030, destinée à la biodiversité, à la gouvernance forestière et à la résilience climatique.
La Banque mondiale, quant à elle, a annoncé un engagement de 1 milliard de dollars, destiné à accompagner les réformes nationales, la création d’emplois verts et le développement de chaînes de valeur durables.
Le Fonds Bezos pour la Terre a réaffirmé son soutien, notamment pour la recherche scientifique et l’appui direct aux communautés locales et peuples autochtones des acteurs désormais reconnus comme centraux dans la protection des forêts tropicales.
La République démocratique du Congo, qui abrite la plus grande part du massif forestier, a également présenté son futur co-facilitateur, renforçant son rôle stratégique dans les discussions internationales.
Un enjeu global pour la planète
Les forêts du Bassin du Congo sont essentielles pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle, stabilisent le climat mondial grâce à leur capacité d’absorption du carbone, et constituent une source de vie pour des millions de personnes. Leur préservation est donc à la fois écologique, économique et humaine.
À Belém, la COP30 aura montré qu’un changement de dynamique est possible lorsque États, bailleurs, société civile et peuples autochtones s’unissent autour d’une même vision : protéger l’un des derniers grands bastions climatiques de la planète.
L’Appel de Belém pourrait bien devenir un jalon majeur dans l’histoire des politiques forestières mondiales et un signal fort envoyé à la communauté internationale.
