Sud-Kivu : après l’incident de Kigoma, l’accès aux soins reste sous haute menace
Face à l’incident survenu à Kigoma, dans la zone de santé de la Ruzizi, plusieurs voix s’élèvent pour exiger l’ouverture d’enquêtes indépendantes et le renforcement immédiat des mesures de protection autour des établissements de santé, régulièrement pris pour cibles dans les zones marquées par l’instabilité sécuritaire.
Dans ce contexte, des organisations humanitaires actives dans la région pourraient être sollicitées afin de procéder à une évaluation rapide des dégâts et d’apporter, si nécessaire, une assistance d’urgence, notamment en médicaments essentiels, équipements médicaux et intrants sanitaires.
Des services essentiels fragilisés par l’insécurité
Alors que la province du Sud-Kivu fait face à une succession de crises humanitaires — déplacements massifs de populations, pénurie d’eau potable et insécurité persistante — cet incident met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des services de santé, pilier essentiel de la résilience communautaire.
Les structures sanitaires, déjà confrontées à un manque chronique de ressources, se retrouvent ainsi exposées à des risques qui compromettent non seulement leur fonctionnement, mais aussi la continuité des soins pour les populations civiles.
Attente d’une réponse rapide des autorités et des partenaires
Pour les habitants de Kigoma et de l’ensemble de la zone de santé de la Ruzizi, l’espoir repose désormais sur une mobilisation rapide et coordonnée des autorités sanitaires, sécuritaires et des partenaires humanitaires. L’objectif est clair : restaurer l’accès aux soins, sécuriser durablement les infrastructures de santé et prévenir une dégradation plus grave de la situation sanitaire.
Dans un contexte de crise prolongée, la protection des établissements de santé demeure une ligne rouge humanitaire. Sa violation répétée menace directement le droit fondamental à la santé et la survie des communautés les plus vulnérables.
