Sud-Kivu : le rapatriement des ex-combattants burundais à Kilomoni retardé par les tensions sécuritaires
Le rapatriement des ex-combattants burundais cantonnés au site de Kilomoni, dans la commune de Kavimvira à Uvira (Sud-Kivu), reste en attente en raison de l’instabilité sécuritaire dans la région, a confirmé le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
« Grâce au leadership du Président Félix Tshisekedi, notre équipe travaille sereinement pour le bien-être de la population. Les démarches se poursuivent pour le rapatriement dans leur pays d’origine des ex-combattants burundais qui se sont rendus à notre service », a déclaré Grâce Ngabo, coordinatrice provinciale du P-DDRCS au Sud-Kivu, lors d’une visite sur le site de Kilomoni.
Mme Ngabo a précisé qu’une commission mixte congolo-burundaise, incluant également le haut représentant du Secrétaire général des Nations-Unies, avait été mise en place pour organiser l’opération. Toutefois, la récente prise de la ville d’Uvira par le M23/AFC a retardé le processus.
« Avant le conflit, nous étions déjà avancés dans la commission mixte et sur la phase de rapatriement. Mais la partie burundaise n’était pas encore prête, car il fallait harmoniser avec leurs services et définir un calendrier.
Malheureusement, la guerre a interrompu ces démarches », a expliqué Mme Ngabo.
Les ex-combattants présents à Kilomoni ont été membres des Forces nationales de libération (FNL), actives dans les hauts-plateaux d’Uvira-Fizi. Le P-DDRCS a souligné que les démarches administratives et diplomatiques se poursuivent pour assurer leur retour dans des conditions sûres et dignes.
À ce jour, huit ex-combattants sont toujours sur le site, prêts pour le rapatriement. Avant la prise d’Uvira par la coalition de l’armée rwandaise et le M23/AFC, le site abritait 19 ex-combattants et 19 personnes dépendantes, dont cinq femmes et quatorze enfants.
Le P-DDRCS appelle à la poursuite du dialogue et à la stabilisation de la région afin de garantir la réussite de cette opération humanitaire et sécuritaire.
