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Bukavu : Le 5 ans d’activisme actif au sein de la Lucha de Judith MAROY.

Bukavu : Le 5 ans d’activisme actif au sein de la Lucha de Judith MAROY.

Judith MAROY FURAHA vingtaines d’âge et militante de la première ligne du mouvement lutte pour le changement Lucha vient de totaliser ses 5 ans dans la lutte ce 24 septembre 2020.

‘’5 ans d’activisme actif, on a vécu, vu et entendu des choses !!L’activisme au Congo, au Sud-Kivu est-il un crime? Pire encore si t’es une femme et plus pire une femme activiste en milieu rural.’’lit-on à sa page Facebook.

Pour cette femme victime de critiques récurrentes  suite à sa prestation au milieu de la quasi-totalité des hommes qui sont  les militants de la lucha 0 braver la peur pour atteindre ce qu’elle a aujourd’hui.

Célibataire de son statut de l’état civil, Judith pense que la lutte peut se faire même en étant mariée dans une région où la coutume reste l’obstacle le plus majeure de l’épanouissement de la femme.

Licenciee en economie de l’universite catholique de Bukavu. Judith MAROY a franchi des frontieres grace a la Lucha.

Lisez ses pensées de 5 ans de lutte de cette actrice au sein de la lucha

Judith de la lucha dans cette video Janvier BARHAHIGA et d’Esther KANGA

Bien qu’excellent ou alors méritant, un activiste Lucha comme moi ou d’un autre mouvement citoyen ne peut pas se prévaloir avoir du travail, ni même une audience ou encore la même opportunité que d’autres jeunes. Son seul crime, avoir eu le courage de dire haut ce que les autres disent bas.

Mais pourquoi ça doit se passer comme ça !

Ces jeunes très courageux, ambitieux, intelligents, dont traités d’impolis, des filles difficiles (shindikana, kwanza hata olewaka ule mbaraga) excusez le mot…

Des personae non grata dans presque toutes les entreprises. C’est injuste ça n’est-ce pas?

Faut-il renoncer à sa carrière militante pour espérer avoir du travail, un mari pour les filles 😋  et faire aisément sa vie? Et si on y renonçait, que deviendrait alors la société et tous ces sans voix pour qui tu portais les desiderata?

Au fait, moi personnellement j’ai eu à traverser tous ces durs moments. Ne vous en faites pas, c’est chiant hein !

La Société a prévu ceci ou cela, elle nous condamné à ça mais franchement, laissez-moi vous dire que ce n’est en rien une parole d’évangile deh.

Si ce n’est pas un travail libéral, quelqu’un qui connait aussi bien le sens de votre combat, il est aujourd’hui un grand combat pour un militant du mouvement citoyen à se trouver du travail. Perso j’ai déjà raté plus 4 bons contrats, juste par ce que à la veille de la signature, ils se rendent que j’étais activiste. C’est décourageant hein! J’ai alors décidé de ne plus jamais postuler aux histoires, sauf des études, des recherches,…des petites consultantes et c’est tout.

Tenez, même quand tu décides de créer ta propre compagnie, entreprise ou organisation,…on a du mal à dissocier les deux personnes. Toi et ton affaire êtes à abattre.  Toko suka wapi???

Bon, c’est une longue histoire au fait. #Rosine ma petite sœur mais collègue militante à Kalehe, elle vit le pire.

Alors qu’elle affronte le chef dit #Mami comme quand nous affrontons l’ #archêveque à Bukavu. Je vous jure, elle est connue négativement pour ça dans tout Kalehe. Sok seul crime, avoir réclamé des biens du territoire, détourné par ces responsables traditionnels… Un moment j’ai failli être excommunié pour avoir demandé à l’archevêque de renoncer à la #prime et pour ça, je ne peux oser me prévaloir avoir un travail dans une institution proche de l’église catholique. J’ai essayé un test jusqu’à l’interview à la Caritas, le lendemain on me donnera un faux motif et je vais savoir plus tard que j’étais cette #Maroy  qui manquait du respect (insultait le oint mdr).

Et vous savez quoi? Très peu résistent à ce genre de pression. Très peu persévèrent. Nombreux se découragent et cherchent la voie qui leur facilite la vie. 

Ils se disent, niko nakufa ku nini 😎. Mais une chose est certaine, nous y écrivons notre propre histoire avec notre propre encre.

Chers activistes, les vrais

Chères femmes battantes, vous n’êtes pas ce que les gens pensent ou disent de vous, vous êtes ce que vous faites de vous-même. Luttons, combattons,…

Nous sommes sereins, nous poursuivrons la lutte.

A temps et contre temps nous bosserons. Mariés ou célibataires nous combattrons,….au travail ou au chômage nous parlerons… jusqu’à la fin des inégalités dans le monde.

The future is female because female is human.

Change maker 2020, Journaliste  et activiste

Rédaction.

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Janvier Barhahiga

Fondateur de BKINFOS.NET, Janvier est journaliste depuis plusieurs années. Informer est pour lui un moyen de participer au développement de son pays.

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