Journée  dédiée à  la femme 2021 : Les femmes du sud-Kivu contre le projet de loi sur l’homosexualité en RDC.

Journée  dédiée à  la femme 2021 : Les femmes du sud-Kivu contre le projet de loi sur l’homosexualité en RDC.

Le projet de loi sur l’homosexualité annoncé recemment par un présumé député national élu  de la province du Haut-KATANGA inquiète le bureau de cordination de la société civile sud-kivu.

Lors de la messe dédiée  à la journée mondiale de droits de la femme célébrée à Bukavu ce lundi 8 Mars 2021 à  la cathédrale notre dame de la paix de Bukavu maitre Néné  BINTU  s’est montrée très déçue face à l’annonce d’un député national qui aurait dit être prêt à déposer une loi pour liberté des homosexuels en rdc au cours de la session de Mars 2021.

«  Nous demandons aux députés nationaux de banir la pensée d’un de leurs collègues qui a dit être prêt à innitier la loi sur la protection des homosexuels et bisexuels qui ne repond pas à  la dignité humaine et même aux valeurs morales des congolais. » a lâché Nene BINTU lors de sa prise de parole

Les rumeurs sur une proposition de loi sur la protection des homosexuels en République Démocratique du Congo a fait la Une des reseax sociaux ce lundi 01 mars 2021.

Cité comme auteur de cette proposition de loi, le député national  Nanou Memba, élu de Kipushi dans le Haut-Katanga, a formellement démenti être lié à une quelconque initiative allant dans ce sens.

C’est un coup monté par ses détracteurs dans le but de salir son image”,  a indiqué le cabinet du distingué élu de Kipushi, Nanou Memba, dans une mise au point parvenue à CONGOPROFOND. NET. un media kinois.

Deja le 13 decembre 2013 une proposition de loi comprennant 38 articles auraient etait déposé au bureau de l’assemblée nationale de Aubin MINAKU comme président. L’actuel ministre des affaires sociales Steve MBIKAYI à l’epoque député national avait introduit une loi punissante et qui rejette l’homosexualité toute en proposant des sanctions

les peines prévues dans sa proposition de loi. Et celles-ci sont loin d’être symboliques :

–    « Commettre un acte homosexuel : 3 à 5 ans de prison + une amende de un million de francs congolais » (environ mille euros).

–    « Choisir un sexe autre que celui dont la nature vous a doté : 3 à 12 ans de prison + une amende ».

–    Mariage homosexuel contracté par tromperie : 5 à 15 ans de prison + une amende.

–    Tout parent qui cède son enfant à un homosexuel ou un couple d’homosexuels : 5 a 10 ans de prison.

–    Tout parent qui soumet son enfant ou l’enfant sous sa garde à des pratiques homosexuelles : 5 à 10 ans de prison + une amende.

–    Toute personne qui exerce une quelconque autorité sur un mineur et qui l’aura donné en mariage avec une personne du même sexe que lui : 10 à 15 ans de prison + une amende.

Le projet se fonde donc sur le rejet d’un curieux mélange d’homosexualité, de transsexualité mais également de pédophilie ou de mariage forcé, deux crimes qui tombent pourtant déjà sous le coup de la loi congolaise.

Si la proposition était adoptée (elle pourrait être examinée dès le premier trimestre 2014), elle renverrait ainsi la RDC dans le groupe des 38 pays pénalisant l’homosexualité en Afrique.

Le 25 octobre 2010 Un autre député national et évêque dans une église pentecôtiste de kinshasa a déposé devant l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo une proposition de loi visant à punir l’homosexualité.

« Nous voulons que la loi punisse l’homosexualité, la zoophilie et la nécrophilie.Sur le plan moral, l’homosexualité est une déviation et sur le plan spirituel, c’est une abomination », a déclaré à l’AFP Evariste Ejiba Yamapiale.

Janvier BARHAHIGA

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Janvier Barhahiga

Fondateur de BKINFOS.NET, Janvier est journaliste depuis plusieurs années. Informer est pour lui un moyen de participer au développement de son pays.