Journée de l’enseignement 2025 à Bukavu : Les étudiantes autochtones de l’ISDR donnent leur point de vue sur les études environnementales
À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée ce 30 avril 2025, le Professeur Léonard Mubalama, chef du département Environnement et Développement durable à l’ISDR-Bukavu et consultant de Tenure Facility pour le Nord et le Sud-Kivu, a tenu un échange significatif avec les étudiantes autochtones boursières de l’Union pour l’émancipation de la femme autochtone (UEFA-RDC).
Ce moment d’échange a permis de mettre en lumière les motivations profondes de ces jeunes femmes issues des communautés pygmées à embrasser la filière Environnement et Développement durable.
« Nous venons de communautés qui vivent en étroite relation avec la forêt. Comprendre les mécanismes juridiques et techniques de sa gestion nous permet de mieux la protéger », a déclaré l’une d’elles avec conviction.
D’autres étudiantes ont évoqué le besoin urgent de briser les stéréotypes et de faire entendre la voix des femmes autochtones dans les instances de décision environnementale.
« En étudiant l’environnement, je veux devenir une référence pour ma communauté et participer à la reconnaissance de nos droits sur nos terres ancestrales », a confié une autre bénéficiaire, émue.
Le Professeur Mubalama, attentif à leurs témoignages, a salué cette prise de conscience
« Vos raisons d’étudier cette filière traduisent un engagement fort, à la fois identitaire et citoyen. Vous êtes appelées à devenir des expertes de la foresterie communautaire, pas seulement pour vos communautés, mais pour l’ensemble du pays. »
Il a insisté sur la nécessité de former une génération de femmes leaders capables d’influencer les politiques publiques, notamment à travers la participation aux objectifs du cadre mondial de la biodiversité, dit « 30×30 ».
L’échange s’est conclu dans une ambiance fraternelle, par des mots d’encouragement du professeur MUBALAMA « Continuez ce parcours avec détermination. Vous êtes déjà des modèles pour les jeunes filles de vos villages. »
