Mois à Bukavu : Le directeur de la coopération Suisse salue l’activisme communautaire des rastas de Bagira
Sur les rives du lac Kivu, longtemps envahies par les déchets plastiques, un mouvement de rasta de la commune de Bagira tente de changer la donne. À l’occasion du Mois vert, une campagne environnementale portée par des acteurs locaux, des membres du collectif Rasta ont organisé des actions de nettoyage des plages et de sensibilisation, attirant l’attention de partenaires internationaux.
Lors de la foire des innovations environnementales organisée par le Bloc Organisation, avec l’appui de la Coopération Suisse, Thomas Jenatsch directeur de la coopération Suisse a salué les courages des rastas observées sur le terrain.
« C’est vraiment ceci l’environnement que nous voulons voir. C’est une innovation que nous ne savions pas. Pendant que nous réfléchissons, d’autres agissent », a-t-il déclaré après avoir visité la performance des partisans de Bob MARLEY.
Parmi les acteurs engagés, le collectif Rasta de Bagira se distingue par son activisme en faveur de la protection du lac. Selon Amani Major, porte-parole et vice-président du mouvement, leur engagement s’inscrit dans une dynamique de responsabilité citoyenne.
« Nous sommes des gardiens de l’environnement. Le Mois vert est né de notre indignation face aux déchets accumulés dans le lac. Nous avons commencé par nettoyer les plages et les abords », explique-t-il.
Ces actions, mêlant nettoyage communautaire et plaidoyer, visent à alerter sur la dégradation du lac Kivu, une ressource essentielle pour les populations locales. Elles s’inscrivent également dans une tendance plus large d’émergence d’initiatives citoyennes dans la ville de Bukavu, où la gestion des déchets reste un défi majeur.
La foire du Mois vert a ainsi servi de point de rencontre entre ces initiatives de terrain et les partenaires techniques et financiers. Elle met en lumière une réalité souvent observée dans les contextes urbains africains : des solutions locales émergent, parfois en avance sur les politiques publiques, portées par des citoyens engagés.
À Bukavu, la mobilisation autour du lac Kivu illustre cette dynamique. Entre activisme communautaire et reconnaissance institutionnelle, le Mois vert pourrait marquer un tournant dans la manière d’aborder la protection de l’environnement urbain, en plaçant les communautés au cœur de l’action.
