RDC : Plus de 1 800 policiers et 750 militaires rejoignent l’AFC/M23 à Bukavu
Un ralliement d’ampleur s’est opéré ce samedi à Bukavu, où plus de 1 800 policiers de la Police Nationale Congolaise (PNC) et 750 militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé leur adhésion à l’Alliance des Forces du Changement (AFC) et au mouvement M23.
Selon le général Byamungu Bernard, ces nouveaux membres ont été immédiatement transférés à Rumangabo, dans le Nord-Kivu, afin de suivre une formation de recyclage visant à renforcer leurs compétences et à assurer leur intégration au sein du mouvement.
Lors d’une rencontre avec ces nouvelles recrues, le Général Bernard Byamungu Maheshe, cadre influent de l’AFC/M23, a précisé les objectifs de cette formation, insistant sur l’importance de former des forces disciplinées et professionnelles.
« Nous allons vous doter des compétences nécessaires pour garantir la sécurité des populations et la protection de leurs biens. Contrairement aux pratiques observées sous le régime précédent, nous voulons bâtir une force républicaine au service du peuple et non des intérêts privés. »
Cette formation s’inscrit dans une volonté affichée du mouvement de réorganiser les forces de sécurité afin de consolider son influence dans l’Est du pays.
Interrogé sur les motivations de cette vague d’adhésions, un ancien commandant de la ville, désormais intégré à l’AFC/M23, a tenu à préciser que ce ralliement s’est fait de manière consciente et volontaire.
« Nous avons prêté serment de défendre notre nation. Ce choix traduit notre engagement à protéger nos concitoyens avec honneur et discipline.
Ce ralliement massif intervient dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement tendu, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a récemment exhorté l’AFC/M23 à respecter un cessez-le-feu immédiat et à se retirer des zones qu’il occupe.
L’intégration de ces forces de sécurité au sein du mouvement marque une évolution significative dans l’équilibre des forces en présence, accentuant l’incertitude sur l’issue du conflit qui perdure dans l’Est de la RDC.
Alors que Kinshasa et la communauté internationale condamnent fermement ces adhésions, l’évolution de la situation pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité de la région et les futures négociations politiques.
