Sud-Kivu : à Kabare, les organisations pygmées s’engagent à se structurer pour peser dans la gouvernance autour du PNKB
À l’issue d’une formation de 10 jours organisée Organisée par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature avec l’appui de KfW, et facilitée par Emmanuel NTIRATA NTALE à UPRELO vers Murhesa dans le territoire de Kabare au Sud-kivu, les organisations des peuples autochtones pygmées membres du Réseau des Associations des Peuples Autochtones Pygmées ont pris des engagements jugés déterminants pour leur repositionnement dans la gouvernance locale, notamment en lien avec la conservation du Parc National de Kahuzi-Biega.
Pendant plusieurs jours, des structures comme l’Union des Pygmées pour le Développement de Mubuku, VEAD et l’UCPUED ont été formées sur la gouvernance associative, la gestion financière et la communication interne.
L’objectif : est de passer d’organisations fragiles à des acteurs crédibles capables d’influencer les décisions.
Des engagements structurants
À la clôture, les participants ont adopté une série de résolutions orientées vers l’action. Ils s’engagent notamment à :
« réviser et harmoniser leurs statuts et règlements intérieurs ;
instaurer des outils de gestion financière (carnets de caisse, facturiers, suivi budgétaire) ;
organiser régulièrement des assemblées générales pour renforcer la redevabilité ;
clarifier les rôles et responsabilités au sein des structures. »
Des réunions mensuelles d’évaluation seront également mises en place pour suivre l’application de ces réformes.
Faiblesses reconnues, cap assumé
Les participants ont dressé un diagnostic sans complaisance sur la gestion approximative des ressources, communication interne inefficace et faible participation des membres.
« Sans organisation solide, nous restons invisibles dans les espaces de décision », a reconnu un participant.
Face à ces défis, les organisations promettent de renforcer leurs capacités, d’améliorer leur discipline interne et d’adopter des mécanismes de suivi plus rigoureux.
Vers plus de crédibilité
Au-delà de la formation, l’enjeu est stratégique : gagner en crédibilité auprès des partenaires. Les engagements incluent l’harmonisation du rapportage, la formation en comptabilité simplifiée et la mise en place d’un suivi régulier.
Organisée par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature avec l’appui de KfW, et facilitée par Emmanuel NTIRATA NTALE, cette initiative s’inscrit dans une logique de gouvernance inclusive autour des ressources naturelles.
Reste désormais un défi majeur celui de transformer ces engagements en résultats concrets. Dans une zone marquée par des tensions autour des ressources, la crédibilité des organisations autochtones se jouera sur leur capacité à passer de la parole aux actes.
