Sud-Kivu : le Parc National de Kahuzi-Biega digitalise la gestion des conflits entre communautés et faune sauvage
Le Parc National de Kahuzi-Biega renforce son dispositif de prévention des conflits entre les populations riveraines et la faune sauvage. Des moniteurs communautaires viennent d’être formés à l’utilisation de l’application mobile Smart Mobile, un outil numérique destiné à améliorer la collecte et le traitement des plaintes liées aux incidents impliquant des animaux sauvages.
Grâce à cette application, installée sur leurs téléphones sous forme de formulaire électronique, les moniteurs peuvent désormais documenter en temps réel les cas de destruction de cultures, d’intrusion d’animaux dans les villages, de prédation du bétail ou encore de blessures et pertes en vies humaines. Une fois les données saisies, elles sont immédiatement transmises aux gestionnaires du Parc, qui peuvent analyser les informations et planifier rapidement des missions de vérification sur le terrain.
Cette innovation marque une évolution importante dans la gestion des relations entre le Parc et les communautés locales. Jusqu’à présent, les plaintes étaient transmises de manière informelle ou avec des délais importants, ce qui compliquait les interventions. L’usage du numérique permet désormais une remontée d’informations plus rapide, plus structurée et mieux documentée .
La formation a également permis aux moniteurs de mieux comprendre les différents types d’incidents liés au conflit homme-faune sauvage et les étapes de traitement des données, renforçant ainsi leur rôle d’interface entre les populations et les autorités du Parc.
Selon un moniteur communautaire ayant participé à la formation, cette initiative améliore leur capacité à accompagner les communautés tout en contribuant à la protection de la biodiversité. Elle devrait permettre une réponse plus efficace aux incidents et une meilleure prévention des tensions, dans une région où la cohabitation entre humains et faune sauvage reste un défi permanent.
En s’appuyant sur des outils numériques et sur les relais communautaires, le Parc espère ainsi réduire les conflits, protéger les moyens de subsistance des habitants et préserver les espèces emblématiques de cette aire protégée classée au patrimoine mondial
