Kalehe : sur la route Miti–Bulambika, les usagers respirent enfin après suppression de 8 barrières
Avec le souverainlibre
Sur la route Miti–Bulambika, longtemps synonyme de stress et de dépenses imprévues, un vent de soulagement souffle enfin. Ce samedi 18 avril 2026, plusieurs barrières érigées par des hommes armés ont été démantelées sur décision de l’administrateur du territoire sous l’AFC/M23, en collaboration avec les forces vives locales.
Pour les habitants et les voyageurs, c’est plus qu’une simple décision administrative : c’est la fin d’un quotidien pesant. Selon la société civile de Bunyakiri, huit barrières ont été supprimées. Pourtant, il y a encore quelques jours, cette route comptait plus de quinze points de contrôle.
À chaque passage, il fallait payer entre 2 000 et 3 000 francs congolais. Une somme qui, cumulée, devenait insupportable pour des familles déjà fragilisées.
« Parfois, tu arrives à destination sans rien en poche, juste à cause des barrières », raconte un motard, visiblement soulagé.
Cette mesure est le résultat de plusieurs mois de plaidoyer mené par la société civile, fatiguée de voir la population étouffer sous ces charges informelles.
Mais sur le terrain, tout le monde ne parle pas d’une suppression totale. Certains habitants restent prudents.
« Il faut aussi penser à la sécurité », confie un voyageur.
Il évoque notamment la proximité du Parc National de Kahuzi-Biega, où un minimum de contrôle pourrait rester nécessaire. Toutefois, il plaide pour des frais raisonnables, autour de 500 francs congolais.
Aujourd’hui, la circulation est plus fluide, les visages plus détendus. Mais pour beaucoup, ce n’est qu’un début. Les usagers espèrent voir disparaître définitivement toutes les formes de tracasseries sur cet axe vital.
À Kalehe, cette décision redonne un peu d’espoir. Celui de voyager sans peur, sans pression… et surtout, sans payer à chaque kilomètre.
