RDC : La société civile interpelle sur le rôle de la communauté internationale dans la crise de Goma
L’indignation a envahi les rues de Bukavu ce lundi 27 janvier 2025 alors que des milliers de citoyens ont répondu à l’appel lancé par la société civile et le gouvernement provincial pour dénoncer l’agression rwandaise en République démocratique du Congo. Parmi les manifestants, des visages marqués par la colère et la tristesse, réclamant le retrait immédiat des troupes rwandaises et une aide humanitaire pour les milliers de déplacés, victimes silencieuses de ces violences.
Maître Néné Bintu, présidente de la société civile du Sud-Kivu, a pris la parole au milieu d’une foule compacte. D’un ton grave, elle a exhorté le Président Félix Tshisekedi à dialoguer avec son homologue rwandais, Paul Kagame, accusé d’être le véritable instigateur des actions du M23. « Nous ne pouvons plus rester silencieux. Nos vies, nos terres, nos enfants sont en danger », a-t-elle martelé.
Les manifestants, brandissant des pancartes et des banderoles, ont exprimé des revendications simples mais cruciales »l’arrêt immédiat des combats, qui déchirent les communautés ; le retrait des troupes rwandaises du sol congolais ; la fin de tout soutien étranger aux groupes armés ; une aide humanitaire urgente pour venir en aide aux déplacés. »
Ces slogans, parfois criés à pleins poumons, traduisent l’immense souffrance des populations locales, abandonnées à leur sort face à une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver au nord et Sud-Kivu.
Au-delà des frontières, la société civile du Sud-Kivu adresse un cri d’alarme à la communauté internationale : « Agissez pour la paix, cessez de soutenir ceux qui sèment la terreur. »
Selon Maître Néné Bintu, l’inaction de certains partenaires internationaux nourrit la guerre et prolonge les souffrances des innocents.
Dans un message empreint d’urgence et d’émotion, le Bureau de coordination des Forces Vives du Sud-Kivu a souligné que la situation dans l’est de la RDC dépasse le cadre régional. « La paix dans notre pays est une urgence mondiale, car elle touche à la stabilité de toute l’Afrique centrale », a rappelé la présidente de la société civile.
Une mobilisation qui persiste
Malgré la fatigue et les défis quotidiens, la société civile promet de ne pas baisser les bras. « Tant que nos voix ne seront pas entendues, nous continuerons à marcher, à crier, à nous battre pour notre dignité », a déclaré un manifestant, les larmes aux yeux.
Alors que la marche s’est terminée dans le calme devnt le Bureau du gouvernorat du Sud-kivu après dépôt d’un mémorandum dans les mains , une frange des jeunes se sont dirigés jusqu’à la frontière ruzizi II.
