Route Bukavu – Mwenga : 30 de plus de 40 barrières supprimées par les autorités sur la Route nationale numéro 2
L’administrateur du territoire de Mwenga a supervisé, ce lundi 27 avril, une opération de démantèlement de barrières payantes jugées illégales sur la route nationale numéro 2 (RN2), précisément sur le tronçon Kibula–Lugushwa.
Au total, plus de 30 barrières ont été supprimées. Selon des sources locales, cette décision fait suite à une concertation organisée quelques jours plus tôt par les autorités territoriales, dans le but de rétablir l’ordre sur cet axe routier stratégique.
Sur le terrain, seuls neuf points de contrôle ont été maintenus, considérés comme nécessaires pour des raisons sécuritaires.
Pour les usagers, cette mesure change immédiatement le quotidien. Pendant des mois, voire des années, chaque passage sur cette route signifiait payer, encore et encore. « On arrivait à destination avec presque rien en poche », témoigne un transporteur, soulagé par cette décision.
Dans les villages traversés, la nouvelle est accueillie avec espoir. Beaucoup y voient une réponse concrète aux multiples dénonciations de la société civile contre les tracasseries routières.
Mais derrière ce soulagement, une prudence s’installe.
Le président de la société civile de Mwenga, Itebo Lungelo Samuel, rappelle que ce type de décisions a déjà été pris dans le passé, sans toujours être respecté sur la durée.
« Nous demandons aux forces loyalistes, notamment les FARDC et les VDP/Wazalendo, de respecter cet engagement. C’est une réponse à nos revendications exprimées lors de la journée morte du 24 mars », a-t-il déclaré.
Il appelle également à étendre cette mesure à d’autres axes routiers de la région et invite la population à rester vigilante quant à son application effective.
À Mwenga, la suppression des barrières ouvre une nouvelle page. Mais pour qu’elle ne soit pas qu’un simple épisode, tout se jouera dans la capacité des autorités à faire respecter durablement cette décision sur le terrain.
