Sud-Kivu : Défis persistants dans les préparatifs des Examens d’État 2025
À l’approche de la session ordinaire des Examens d’État en République démocratique du Congo, la province du Sud-Kivu est confrontée à plusieurs obstacles qui compromettent la sérénité des préparatifs dans de nombreux établissements scolaires, notamment dans les villes de Bukavu, Uvira, Baraka ainsi que dans certaines zones rurales enclavées.
Des retards logistiques préoccupants
À moins d’un mois du début des épreuves, des retards sont signalés dans la distribution des fiches d’identification des candidats, la validation de certains centres de passation, et l’organisation des épreuves hors-session (dissertation, français oral, pratiques professionnelles). Des enseignants et chefs d’établissements pointent du doigt une planification insuffisante et une lenteur administrative au niveau de certaines inspections sous-provinciales.
« Nous sommes encore dans l’attente des fiches pour plusieurs élèves. Cela crée un stress inutile alors qu’ils devraient se concentrer sur leurs révisions », confie Madame M’mbusa, préfète dans une école de Kadutu.
Un manque d’encadrement et d’information
Dans plusieurs écoles, les élèves finalistes affirment ne pas encore connaître leur centre d’examen, tandis que des enseignants ne sont toujours pas fixés sur leur implication en tant que surveillants ou correcteurs. À cela s’ajoute un manque de séances d’orientation ou d’encadrement psychologique pour les élèves, notamment ceux vivant dans des zones à forte insécurité.
Des conditions d’apprentissage dégradées
Au-delà des aspects logistiques, les difficultés d’accès aux ressources pédagogiques et la surcharge des classes ont également affecté la qualité de la préparation. Dans certains établissements publics, un seul enseignant couvre parfois deux à trois options par manque de personnel.
« Nous faisons de notre mieux, mais les conditions ne permettent pas une bonne préparation. Il y a des écoles sans bibliothèque, sans manuels à jour, et les élèves doivent étudier dans des salles délabrées », témoigne un enseignant de Walungu.
L’inspection provinciale tente de rassurer
Face à ces défis, l’Inspection provinciale de l’EPST Sud-Kivu affirme être mobilisée pour assurer la tenue effective des examens. « Nous comprenons les inquiétudes, mais des dispositions sont en cours. Les fiches arriveront dans les délais, les centres seront validés et les équipes pédagogiques mobilisées », assure un responsable de l’Inspection, sous couvert d’anonymat.

Un appel à une mobilisation urgente
Des syndicats d’enseignants, des associations de parents et des organisations de la société civile appellent le ministère de l’EPST à prendre des mesures urgentes pour garantir un climat serein et équitable pour les élèves finalistes. Cela inclut la dotation en matériel pédagogique, l’appui logistique aux zones reculées, et la sécurisation des sites de passation.
