Sud-Kivu : La Croix-Rouge dément être à l’origine des chiffres avancés par Amnesty International
Des éléments de Croix-Rouge avec le dépouille d’un mort à hôpital général de Bukavu ©photo Janvier BARHAHIGA
La Croix-Rouge de la République Démocratique du Congo (RDC), section Sud-Kivu, a réagi ce mercredi 20 mars à la publication du rapport d’Amnesty International faisant état de 406 corps ramassés dans la province entre le 17 février et le 13 mars 2025.
Selon cette organisation de secours, elle ne serait pas à l’origine des données citées dans le document d’Amnesty International, largement relayé par plusieurs médias.

Dans un communiqué signé par son secrétaire provincial, John Kashinzwe Kibekenge, la Croix-Rouge RDC/Sud-Kivu exprime sa surprise face à l’implication de son nom dans ce rapport et rappelle son engagement à respecter les principes de neutralité, d’impartialité et de confidentialité dans ses interventions humanitaires.
« La Croix-Rouge de la RDC/Sud-Kivu tient à fixer l’opinion tant nationale qu’internationale que ces données ne viennent pas de son organisation », précise le communiqué.
Cette mise au point intervient alors que la situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, avec une multiplication des violences et des déplacements de populations. La Croix-Rouge souligne son rôle exclusivement humanitaire et insiste sur la nécessité de respecter son indépendance dans la gestion des crises humanitaires.
De son côté, Amnesty International n’a pas encore réagi à ce démenti. Toutefois, la question de l’ampleur des violences et des victimes dans la province continue de susciter de vifs débats au sein de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme.
Affaire à suivre.
