Sud-Kivu : La Société Civile dénonce l’exploitation minière Illicite par les Chinois guidée par des autorités de Kinshasa
La Société Civile du Sud-Kivu, réunie au sein de son Cadre de Concertation Provincial (CCPSC-SK), a publié le 26 decembre 2024 un mémorandum accablant consulté par www.bkinfos.net.
Ce document pointe du doigt l’implication présumée des autorités de Kinshasa dans l’exploitation minière illégale par des entreprises et ressortissants chinois dans les territoires de Shabunda, Mwenga et Walungu.
Depuis près de dix ans, les entreprises chinoises, souvent dépourvues de titres d’exploitation valides, utilisent des méthodes destructrices, notamment les dragues, pour extraire les minerais. Ces activités ont provoqué :
La pollution massive des rivières Ulindi et Elila, principales affluents du fleuve Congo, par des métaux lourds et des substances toxiques telles que le mercure, l’arsenic et l’acide chlorhydrique.Des maladies hydriques chroniques affectant les populations locales.La destruction des terres agricoles et des habitats communautaires.
La Société Civile dénonce également Une immigration douteuse de certains opérateurs chinois travaillent avec des documents migratoires falsifiés ou sont en situation irrégulière, une exploitation sans titre de la plupart des entreprises ne possèdent qu’un certificat d’exploration mais opèrent à grande échelle mais également un abus des coopératives locales et surtout que ces entreprises exploitent les failles des coopératives artisanales sans respecter les cahiers des charges ni effectuer d’études d’impact mais également la complicité des forces de sécurité qui protègent ces activités, souvent au détriment des droits des communautés, avec des violations graves comme la profanation de tombes.
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 2024, 17 ressortissants chinois en situation irrégulière ont été arrêtés à Tubimbi (territoire de Walungu). Alors que cette action semblait marquer un tournant dans la lutte contre les exploitations illégales, ces individus ont été rapidement libérés par la Direction Générale des Migrations (DGM) dans des circonstances controversées.
Selon la Société Civile, cette libération aurait été orchestrée sous pression des autorités de Kinshasa, suscitant l’indignation des populations locales et du gouvernement provincial.
La Société Civile revendique une enquête indépendante pour identifier et sanctionner les responsables de cette libération,un renforcement des mécanismes de contrôle afin de garantir le respect des lois environnementales et des droits communautaires ainsi que la transparence et la redevabilité des autorités impliquées dans la gestion du secteur minier.
Dans ce mémorandum, les faîtière de la société civile exhorte les citoyens à se mobiliser pour la protection des ressources naturelles de la province et exiger une gestion minière responsable et équitable.
