Sud-kivu : Le député provincial Didier KATEMBERA inquiét par l’annonce de suspension des projets du PIFCGL
Le député provincial Didier Katembera tire la sonnette d’alarme dans une lettre officielle adressée aux autorités provinciales et consultée par Bkinfos. net ce 29 janvier 2026, exprimant une vive préoccupation face à la menace de suspension de plusieurs projets structurants financés par la Banque mondiale au Sud-Kivu. Ces projets sont exécutés dans le cadre du Programme intégré de financement des corridors des Grands Lacs (PIFCGL).
Dans cette correspondance, l’élu fait état d’informations issues de sources qu’il qualifie de « sûres et concordantes », selon lesquelles la Banque mondiale envisagerait d’arrêter, voire d’annuler, certains projets en cours d’exécution, sans raisons valables ni justifications objectives, alors même que les financements sont disponibles et que les travaux avaient déjà été lancés.
Parmi les projets concernés figurent notamment la construction du port en eau profonde de Kalundu, la modernisation du poste frontalier de Kavimvira (RDC–Burundi), la construction du marché transfrontalier de Kavimvira, ainsi que l’installation et la construction du poste frontalier de Sange. Pour le député provincial, ces investissements constituent des leviers majeurs pour la relance économique, la création d’emplois et le désenclavement du Sud-Kivu.
Sur le plan économique, Didier Katembera souligne que ces infrastructures sont appelées à fluidifier les échanges commerciaux, renforcer l’intégration régionale, accroître les recettes publiques et stimuler l’entrepreneuriat local, tout en positionnant la province comme un pôle stratégique du commerce transfrontalier dans la région des Grands Lacs.
L’élu met également en garde contre les conséquences sociales et politiques d’un arrêt brutal de ces projets. Selon lui, une telle décision pourrait accentuer la frustration populaire, aggraver les tensions sociales, affaiblir les efforts de stabilisation dans une province déjà fragile et entamer la crédibilité de l’État congolais vis-à-vis de ses partenaires techniques et financiers.
Face à cette situation, le député provincial appelle à une implication urgente du gouverneur du Sud-Kivu, afin que des démarches fermes soient entreprises auprès de la Banque mondiale pour la poursuite et l’achèvement de ces projets. Il plaide en outre pour l’intervention du Président de la République, estimant que l’enjeu dépasse le cadre provincial et concerne directement l’intérêt supérieur des populations du Sud-Kivu.

